Contrairement au cliché communément répandu, la cuisine américaine ne se réduit pas uniquement au Coca-Cola et au hamburger dégoulinant de ketchup. Riche, surtout régionale, née du brassage des populations, elle comporte bon nombre de mets fort typés et savoureux.
 
La viande de boeuf est très répandue: le sirloin (aloyau) et le T-bone steak (filet et entrecôte sur un os en forme de T) font partie intégrante de l’alimentation classique au même titre que le jambon de Virginie, cuit avec des ananas, le fried chicken (poulet pané) ou l’incontournable turkey (dinde), servie lors de la fête de Thanksgiving et à Noël avec une sauce aux airelles.
 
Parmi les autres mets typiques de la cuisine américaine, on trouve le corn on the cob (épi de maïs), le clam chowder (soupe aux clams de la région de Boston), le cole-slaw (chou blanc assaisonné d’une mayonnaise légèrement sucrée) et les innombrables boissons sucrées et desserts dont les sundaes (glaces élaborées), les brownies (petits gateaux au chocolat et aux noix), les doughnuts (beignets), les pancakes au sirop d’érable servies au petit déjeuner, le cheesecake ou l’apple pie (tarte aux pommes – véritable symbole aux Etats Unis puisqu’elle est associée à la chaleur du foyer, à la famille et à la tradition).
 
Compte tenu à la fois du rythme de vie (la pause du déjeuner est courte car de nombreux Américains pratiquent la journée continue) et la tradition puritaine, méfiante vis à vis des plaisirs de la chère, snaks et fast-food sont monnaie courante. Des chaînes de restauration identiques, proposant des produits calibrés et semblables d’un bout à l’autre du continent montrent la préférence qu’à l’Américain pour le repas rapide, sans grande imagination, mais qui ne dépayse pas non plus. Les immenses logos des Mc Donald’s, Pizza Hut, Howard Johnson, Kentucky Fried Chicken ou autres quadrillent le pays et contribuent à une certaine homogénéisation du paysage culinaire américain. Cette même préoccupation explique la vogue des TV dinners, plateaux-repas préemballés qui ne demandent qu’à être réchauffés, ainsi que le nombre de restaurants, salad bars, et charcutiers-traiteurs (delicatessen) qui proposent des plats à emporter.
 
Toutefois les différentes minorités, hispanique et asiatique en particulier, opposent un contrepoids à l’uniformisation. les barbecued spare ribs d’origine chinoise (travers de porc cuits au barbecue), ou les tacos, burritos et autres chile con carne sont en effet très appréciés outre-Atlantique et la cuisine tex-mex est maintenant répandue à travers l’Amérique.
 
Confrontés de plus en plus couramment au problème de l’obésité, les Américains sont devenus plus conscients de ce que leurs habitudes alimentaires ont de déséquilibré (les portions sont gigantesques, surabondantes, la consommation de sucre et de graisses augmente d’année en année malgré la vogue des aliments "light"). C’est devenu un véritable problème de société.
56 % des Américains sont en surpoids et plus de 20 % sont obèses. Ce qui n’empêche pas certains Américains de s’interesser aussi à la bonne cuisine, au gourmet cooking, comme en témoigne la vogue des manuels et des cours consacrés aux plaisirs du palais.
 
Bon appétit
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