Image hébérgée par hiboox.comLes Kennedy, nombre d’entre eux sont et ont marqué l’Amérique de leur empreintes, celle du renouveau, du changement mais aussi celle des tragédies. Si je vous en parle aujourd’hui c’est que le 24 janvier 2007 sort sur les écrans français le film "Bobby".
 
Le 5 juin 1968, à minuit, le sénateur démocrate Robert F. Kennedy, ancien Ministre de la Justice, candidat démocrate à la Maison Blanche et probable successeur de son frère JFK, était assassiné dans les couloirs de l’Hôtel Ambassador de Los Angeles.
Bobby fait un retour rapide sur cette tragédie, ses circonstances et ses protagonistes avec, en arrière-plan, les problèmes sociaux et politiques de l’Amérique de la fin des sixties : racisme, sexisme, inégalités…  
 
Une nouvelle fois le cinéma s’empare du destin de la famille aprés le film "JFK" de 1992 qui relancer la thèse du complot lors de l’assassinat de John F. Kennedy à Dallas.
 
Le film Bobby et toute la politique du sénateur qu’il revisite trouve un terrible écho dans l’Amérique actuelle.
 
Pourtant, le réalisateur Emilio Estevez déclare avoir commencé l’écriture du film bien avant les attentats du 11 septembre où la politique de guerre de Bush : "Malheureusement le film est devenu de plus en plus d’actualité sans que j’y sois pour quelque chose. C’est plutôt l’administration actuelle qui y est pour quelque chose." dit-il, tout en se réjouissant que le discours de l’homme politique soit encore plus écouté dans ce contexte: " Au temps de Bobby, c’était une autre guerre, celle du Vietnam (…) je crois que nous avons besoin d’entendre plus que jamais la voix de Bobby Kennedy."
 
A travers son cinquième long métrage, le réalisateur Emilio Estevez ressucite le mythe de Robert F. Kennedy surnommé Bobby. Issu de la grande famille des Kennedy, ce dernier entretenait une étroite complicité avec son frère John Kennedy, qu’il a épaulé durant la campagne sénatoriale (1952) et présidentielle (1957-1960). Aprés avoir été le ministre de la justice sous la direction de son frère alors président des Etats-Unis, il est élu en tant que sénateur en 1965.

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Image hébérgée par hiboox.comSon discours profondément novateur, s’impose par simplicité auprés du peuple américain qui voit en lui un candidat potentiel à la présidentiel.Son style unique, associant concepts radicaux, humanisme et valeurs traditionelles, lui vaut une immense audience, tant auprés des jeunes que des seniors, des riches que des pauvres, des blancs que des noirs. Son assassinat à l’hôtel Ambassador de Los Angeles, dans la nuit du 04 juin 1968 bouleversa l’Amérique qui voyait en lui l’incarnation de l’espoir de renouveau et de justice. 
 
Bobby permet non seulement à Emilio Estevez de rendre hommage à cette figure politique mais aussi de dresser un constat personnel sur la situation politique dans le monde: "L’histoire de Bobby Kennedy n’appartient pas seulement au peuple américain, elle est une source d’inspiration pour le monde entier. Son message et son rêve sont encore vivants" puis ajoute: "Les problèmes auxquels il s’attaquait à l’époque ne sont pas encore résolus. À travers ce film, je pose une question : "Pourquoi n’avonsnous pas avancé d’un pas ?", et je tente de montrer en quoi les idées de Bobby restent pertinentes." 
 
La phase de l’écriture du scénario a été un moment éprouvant pour Emilio Estevez, qui s’est isolé dans un hôtel pour trouver de l’inspiration. Apprenant, qu’il était en train d’écrire un film sur Robert F. Kennedy, une employée de l’hôtel, lui confie qu’elle avait épousé un jeune homme à l’époque, qui refusait d’aller se battre au Vietnam. Ce témoignage inspira Emilio Estevez qui mettra en scène une partie de cette histoire interprétée par Lindsay Lohan et Elijah Wood. 

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Les 22 personnages présents à l’hôtel Ambassador ont été inspiré à la fois par l’esprit de l’époque mais aussi par les expériences personnelles du réalisateur: "J’ai voulu qu’ils soient emblématiques et contribuent à faire avancer l’intrigue. Ils sont à certains égards des archétypes, mais ce sont aussi des gens que j’ai connus de près et qui ont joué un rôle dans ma vie.
 
Quant aux rôles féminins incarnés par Demi Moore, Sharon Stone, Heather Graham et Helen Hunt, le réalisateur s’est inspiré de sa mère: " Ma mère m’a sans doute grandement influencé dans l’écriture des ces personnages. C’est une femme forte qui a laissé son empreinte sur ce film." 
 
"Bobby" ne marquera peut etre pas les box office français ou américain mais reste un film à voir, par curiosité. N’hésitez donc pas a aller dans la salle la plus proche de chez, ça sort le 24 janvier et réagissez si cela vous tente dans les commentaires.
 
Bonne toile !
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