Alcatraz, la prison de la baie

Un commentaire

 
Quand on se rend à San Francisco, il y a un lieu incontournable où vous devez absolument vous rendre, c’est à Alcatraz. L’île d’Alcatraz est située au milieu de la baie de San Francisco. D’abord forteresse, puis devenu une très célèbre prison de haute sécurité, elle est aujourd’hui musée et parc national des Etats-Unis.
 

Image hébérgée par hiboox.com

Le nom d’Alcatraz est dérivé de l’espagnol Alcatraces qui signifie « pélicans » ou « étranges oiseaux ». En 1775, l’explorateur espagnol Juan Manuel de Ayala est le premier européen à naviguer dans ce qui correspond aujourd’hui à la baie de San Francisco ; au cours de son exploration, il nomme l’une des trois îles de la baie Alcatraces. Au fil du temps, le nom de l’île s’anglicise pour devenir Alcatraz.
 
Avec la Californie, l’île d’Alcatraz est à l’origine, une colonie espagnole puis fait partie du Mexique lors de son indépendance avant d’être annexée par les États-Unis en 1850. C’est alors qu’un ordre présidentiel est lancé avec pour projet l’établissement sur l’île d’une réserve militaire pour l’armée américaine. Cependant, l’épisode de la ruée vers l’or qui entraîna un boom de la population de San Francisco et le besoin de plus en plus pressant de protéger la baie amène l’US Army à y construire une forteresse au début des années 1850. L’armée compte installer une centaine de canons sur l’île afin d’en faire le lieu le mieux fortifié de la Côte Ouest des États-Unis.
Avec le Fort Point et le Lime Point, Alcatraz forme un triangle de défense protégeant la baie de San Francisco. L’île est également le premier site opérationnel de l’Ouest des États-Unis à accueillir un phare maritime.
 
Dans les années qui suivent l’île accueille ses premiers prisonniers militaires. Tandis que l’utilité purement défensive d’Alcatraz diminue avec le temps, son rôle de prison se confirme durant le siècle qui suit. En 1909, l’US Army quitte la citadelle comme base afin qu’Alcatraz devienne officiellement une prison militaire. De 1909 à 1911, les prisonniers militaires de l’île sont employés à construire la nouvelle prison qui sert alors à héberger la branche occidentale du corps disciplinaire de l’armée américaine. C’est ce bâtiment qui deviendra célèbre avec le surnom de The Rock (le rocher).
L’US Army a l’île à sa disposition entre 1850 et 1933, date à laquelle la propriété d’Alcatraz est transférée à la justice américaine afin d’en céder l’usage au Bureau fédéral des prisons.
Le gouvernement fédéral décide de faire d’Alcatraz une prison modèle, offrant un maximum de sécurité vis-à-vis des évasions et n’accordant que peu de privilèges aux détenus qui ne pouvaient négocier leurs conditions d’incarcération. Il était ainsi question de montrer au public à l’époque que le gouvernement fédéral était résolu à enrayer la criminalité rampante des années 1930.

Image hébérgée par hiboox.com

La prison, officiellement devenue USP Alcatraz (USP pour "United States Prison") ne fut pas l’« America’s Devil’s Island » (l’île du diable de l’Amérique) comme beaucoup de films et de livres la qualifiaient. Sa population moyenne est d’environ 260-275 détenus et ne dépasse jamais les 336 prisonniers. Alcatraz ne représenta jamais plus d’1 % de la population carcérale des États-Unis. Des témoignages d’ex-prisonniers racontent que les conditions d’incarcération à Alcatraz étaient meilleures que dans les autres prisons fédérales et que beaucoup de détenus y demandaient leur transfert.
 
Le 21 mars 1963, la prison d’Alcatraz ferme définitivement ses portes après vingt-neuf années de service. On estime que la prison avait besoin d’un investissement de 3 à 5 millions de dollars rien que pour sa restauration et sa maintenance afin qu’elle puisse continuer ses activités. Cet investissement n’incluait pas les frais journaliers de fonctionnement d’Alcatraz qui étaient près de trois fois supérieurs à ceux des autres prisons fédérales. Ce surcoût exorbitant est en grande partie dû à l’isolement total de l’île qui impliquait que toutes les personnes et les marchandises soient acheminées par bateau. Ces marchandises sont non seulement des denrées alimentaires, des vêtements et du courrier, mais surtout de l’eau douce puisque Alcatraz n’avait aucune source. Ainsi chaque semaine, trois millions de litres d’eau doivent être apportés. Le gouvernement fédéral a estimé alors qu’il était plus économique de construire une prison plus moderne plutôt que de rénover Alcatraz pour la garder en service.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Après la fermeture de la prison, Alcatraz est tout simplement abandonnée. Plusieurs idées sont examinées afin de transformer l’île d’Alcatraz : il fut tour à tour question d’ériger un monument pour les Nations unies, une statue de la liberté pour la Côte Ouest ou encore d’aménager un complexe hôtelier.
En 1972, le Congrès américain créa le Golden Gate National Recreation Area (Zone nationale de loisirs du Golden Gate) dans lequel l’ensemble d’Alcatraz est intégré. C’est ainsi que l’île ouvra au public dès 1973 et devient rapidement un des lieux touristiques les plus fréquentés de la région de San Francisco. Chaque année, plus d’un million de touristes visitent l’île et la prison d’Alcatraz.
Ce qui a fait de l’île d’Alcatraz, un haut lieu du tourisme mais aussi un mythe, c’est le fait d’avoir accueilli les détenus les plus dangereux du pays dont le plus célèbre est Al Capone.
 
Beaucoup des 1 576 prisonniers qui passèrent par Alcatraz y étaient détenus non pour leurs crimes, mais parce qu’ils refusaient de se conformer aux règles dans les autres prisons fédérales, étaient considérés comme violents ou présentaient de forts risques d’évasion. La vie à Alcatraz était très structurée, ce qui obligeait les détenus à suivre scrupuleusement les règles édictées. Ces derniers ne jouissaient que de quatre droits : avoir à manger, être habillés, être abrités et recevoir une assistance médicale en cas de nécessité. Cependant, les prisonniers disposaient de certains privilèges comme la possibilité de travailler, correspondre avec l’extérieur et recevoir des visites.
 

Image hébérgée par hiboox.com

Comme toute prison, Alcatraz a eu aussi son lot d’opération billet de sorti. Durant les 29 ans d’opération de la prison de 1934 à 1963, 36 détenus ont essayé de s’évader lors des 14 tentatives. De ces 36 évadés, 23 furent rattrapés, 6 furent abattus et 2 se sont noyés. Officiellement, aucun détenu n’est jamais parvenu à s’évader totalement d’Alcatraz en rejoignant le continent. Cependant, le mystère reste entier pour le cas de 5 prisonniers échappés qui ne furent jamais retrouvés, ils ont été considérés comme disparus et présumés noyés.
 
En effet, le 16 décembre 1937, pendant qu’ils travaillaient, Theodore Cole et Ralph Roe réussissent à s’évader de leur cellule et disparaissent dans la baie. Même si une tempête fait rage ce jour-là et que les courants sont forts, certaines personnes pensent qu’ils ont pu s’en sortir. Jamais retrouvés, ils sont officiellement portés disparus et présumés noyés. Le 11 juin 1962, l’évasion de Frank Morris et des frères John et Clarence Anglin reste un mystère. Disparus dans la nuit de leur cellule et de la prison via les bouches d’aération, on ne put jamais les retrouver. C’est seulement au petit matin que les gardes s’aperçoivent de leur évasion ; leurs cellules sont vides et leur absence dissimulée par des mannequins. Le FBI lance alors l’une des plus grandes chasses à l’homme jamais entreprise qui resta vaine. Des effets personnels (vestes, lettres et photos) sont par la suite retrouvés dans la baie de San Francisco et plusieurs semaines plus tard, un corps en tenue bleue comme celui des détenus d’Alcatraz est repêché. Mais son état de détérioration est tel qu’il ne put jamais être identifié. Frank Morris, John et Clarence Anglin ont été officiellement portés disparus et présumés noyés.
Ces 5 prisonniers sont a ce jour les seuls a avoir pu quitter l’île sans jamais avoir été retrouvé. Nul ne sait aujourd’hui où se trouvent ces 5 hommes.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Mais la légende d’Alcatraz c’est surtout le fait qu’elle était une prison dont il était impossible de s’y évader. Beaucoup de choses sont dite, plus ou moins vrai, histoire d’alimenter la légende d’Alcatraz. Il se raconte en effet qu’il était impossible de s’évader de l’île par la nage à cause des requins. En réalité, il y a bien des requins dans la baie de San Francisco, mais aucune espèce mangeuse d’homme. Le principal obstacle pour les fuyards est la température de l’eau — basse (environ 10-12 degrés) —, les forts courants qui entraînent vers le large et la distance au continent (2 km). Malgré tout, en 1934, une jeune fille a réussi la traversée pour prouver aux autorités fédérales que celle-ci était possible. Plusieurs nageurs ont depuis réussi à rejoindre la ville depuis l’île, notamment un garçon âgé de 7 ans, le 22 mai 2006, qui a accompli la traversée en 45 mn. Une personne entraînée et conditionnée peut sans doute survivre à l’eau froide et parcourir la distance de la traversée tout en remontant les courants. En revanche, pour les prisonniers, qui n’ont aucun entraînement, aucun contrôle sur leur régime alimentaire et pas de conditions de vie optimales, les chances de succès sont faibles. De plus l’administration pénitentiaire faisait prendre systématiquement des douches chaudes aux détenus afin qu’aucun d’entre eux ne puissent s’accoutumer à l’eau froide ; à ce jour aucun détenu n’a d’ailleurs jamais réussi officiellement à rallier San Francisco.
 
Ptit Tigrou
Publicités

Les Indiens d’Amérique et le cheval

Laisser un commentaire

 
Pour pousser le sujet du cheval encore plus loin et découvrir de nombreuses choses sur le cheval en Amérique ou tout simplement la passion pour l’équitation western, je vous invite tout d’abord a aller visiter le blog d’une pure passionnée qui a toujours été parmi les plus fidèles d’USA-Passion, celui de Céline la Cow-girl:
 
 
De plus je vous invite aussi a lire cet ouvrage déniché sur un site spécialisé sur l’équitation et le monde du cheval : "Les Indiens d’Amérique et le cheval" de Maria Franchini.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Apache, Comanche, Pieds-Noirs ou Navajo, difficile d’imaginer un Indien d’Amérique sans son cheval. Un couple mythique en phase avec la nature, fascinant par la perfection et la magie de sa beauté.

L’apparition du cheval dans la vie amérindienne remonte à l’époque des conquistadores. C’est alors une véritable révélation, quasi divine, une révolution des mœurs et des cultes. Et pourtant, que savions-nous jusqu’à ce jour de leur relation avec le cheval ? Leurs techniques équestres, leurs modes d’élevage, les particularités du cayuse, cet étonnant cheval aujourd’hui disparu, la chasse au bison, la guerre, les cérémonies, les mythes, jusqu’à la littérature, sont restés des sujets bien peu explorés.

Maria Franchini nous offre un ouvrage de référence exceptionnel, fruit d’un remarquable travail d’investigation. À travers les nombreux documents qu’elle a réunis et grâce aux témoignages de quelques héritiers de cette magnifique tradition équestre, détenteurs aujourd’hui encore du « pouvoir des chevaux », elle nous invite à découvrir un univers où tout s’articule autour du cheval. À nous d’en tirer quelques leçons de sagesse, d’en partager la ferveur poétique, de nous laisser entraîner, au rythme du pas des chevaux, au plus profond de l’âme indienne.

Si vous avez un blog ou un site ou même des ouvrages traitant du sujet, n’hésitez pas à mes les communiqués pour les diffuser sur mon blog.

Bises a tous !!

Ptit Tigrou

Jeffrey Katzenberg: « Les chevaux sont parmi les plus belles créatures de la planète avec lesquelles nous entretenons depuis des millénaires des relations privilégiées… »

Laisser un commentaire

 
Toujours sur notre thème de l’Ouest américain, voici aujourd’hui pour les jeunes lecteurs de mon blog, un film d’animation à voir et à revoir !!

Image hébérgée par hiboox.com

 
"Spirit" est un dessin animé émouvant et spectaculaire sur l’histoire d’un cheval épris de liberté, l’amitié et la conquête de l’Ouest. Aventure, humour, suspense, amour… Un cocktail assez classique; cependant "Spirit" est bien plus que cela. Les studios Dreamworks, créateurs de ce superbe film, signent là un chef d’œuvre tant du point de vue artistique que des exploits techniques et également de la force de son message.
 
Le poulain Spirit naît au sein d’un troupeau de mustangs sauvages qui vivent dans les plaines vierges de l’Ouest américain aux premières années de la Conquête. Son enfance est entièrement placée sous le signe du jeu et de l’insouciance. Spirit découvre avec émerveillement l’immensité, les ressources infinies, la beauté majestueuse de sa terre natale. Jeune adulte, il devient le chef de sa bande.

Image hébérgée par hiboox.com

Un soir, l’étalon rencontre l’Homme. Pris au lasso, livré à l’armée, il subit l’horreur de la captivité mais résiste à toutes les humiliations. Sauvé par un jeune Lakota, il trouve refuge dans un village indien et y rencontre son premier amour: la jolie jument pie Rain. Une épreuve encore plus cruelle l’attend après quelques semaines de bonheur mais le vaillant Spirit ne se laissera pas longtemps abattre, et ne renoncera jamais à sa vocation de protéger les siens leur environnement…
 
Au fil de ses aventures, Spirit accomplit un périple qui va des plaines vierges à la captivité dans un fortin et finalement à l’univers des Indiens d’Amérique, révélant au spectateur certaines des étapes les plus marquantes de l’Histoire de l’Ouest, dont l’arrivée du chemin de fer n’est pas la moindre. Les péripéties fantastiques du héros, qui provoquent alternativement rires et larmes, s’intègrent subtilement dans des tableaux réalistes.
La Conquête de l’Ouest racontée du point de vue du cheval apparaît plutôt comme la destruction d’un éden, un drame dont les chevaux sont des protagonistes majeurs, qu’il s’agisse des chevaux sauvages, des chevaux des Indiens ou de ceux utilisés par les blancs. L’étalon des plaines lutte pour la préservation de sa terre natale et pour la liberté des Image hébérgée par hiboox.comchevaux, un combat à armes inégales qui rejoint celui des Indiens. Ceux-ci sont en outre présentés dans le film comme respectueux de la nature du cheval qu’ils tentent d’éduquer selon des méthodes bien plus éthologiques que celles des blancs. A cet égard encore une fois, l’objectif semble être d’illustrer de façon exacte certains aspects de la vie des hommes de cette époque (Indiens et blancs) avec les chevaux.
 
L’étalon des plaines invite chacun à se rappeler qu’il est "un être libre que rien ne peut briser", à ne jamais oublier qui il est. Le réalisateur Kelly Asbury explique: "Spirit brasse de nombreux thèmes: l’amour, le courage, la fidélité au foyer et à la famille… Mais son thème dominant serait celui-ci: la liberté est un droit naturel qui mérite d’être défendu jusqu’au bout".

Image hébérgée par hiboox.com

Ce n’est pas les amoureux du cheval qu’il faudra convaincre de la capacité et de l’honnêteté du cheval en tant que messager de valeurs fortes, intemporelles et universelles. Il est sans doute plus extraordinaire d’avoir réussi à doter de ces mêmes qualités un cheval personnage de dessin animé qui s’adresse à un public de familles et d’enfants.

Si vous faites de l’équitation, votre passion pour le cheval vous fera passer un agréable moment à regarder ce fabuleux dessin animé. A voir donc absolument !!!
 
Film sorti le 9 octobre 2002 – Disponible en DVD depuis octobre 2006
 
Ptit Tigrou

Un héritage précieux

Laisser un commentaire

 
On l’a vu dans le précédent article que l’Ouest américain et son histoire avait marqué l’époque par cette envie de construire, de s’agrandir, de découvrir… mais aussi de se battre pour des valeurs.
Quel héritage nous as laissé cette époque dans notre culture contemporaine ?
 

Image hébérgée par hiboox.com

Tout d’abord nous avons hérité de nouveau style musicaux avec avènement de la musique country qui constitue encore aujourd’hui une des musiques les plus écoutée du Mississipi au Pacifique.
 
L’Ouest inspirera aussi des peintres, des dessinateurs, des photographes. Les différents évènements qui s’y sont déroulés ont donné naissance à une littérature abondante. Les chansons populaires des mineurs, des marins, des cow-boys et des bûcherons font également partie de la culture de l’Ouest.
 
Le développement de la presse, les progrès de l’alphabétisation et les rêves d’aventures de citadins de la côte Est encouragent le développement d’une littérature ayant pour cadre l’Ouest sauvage. Les romans et les nouvelles narrent l’épopée du chemin de fer ou les attaques des Indiens.
 
Plus tard, le cinéma américain, puis européen, a produit maints films décrivant, souvent de façon romancée, la vie des habitants de cette région. Plusieurs de ces films western sont devenus mythiques, et le genre lui-même est un genre très à part dans l’histoire du cinéma. John Ford ou Sergio Leone en feront leur fonds de commerce présentant souvent l’Ouest à travers des pionniers ou des bandits. Par la suite des acteurs comme Clint Eastwood et Kevin Costner, s’illustreront dans le genre devenu poussif. Plus récemment des films tels que Wild Wild West, Zorro, Bandidas, Texas Ranger ou encore Alamo ont vu une nouvelle fois le sujet Far West abordé sur grand écran.
 
C’est surtout à la télévision que le sujet deviendra récurant et souvent culte notamment a travers de nombreuses séries. La Petite Maison dans la prairie, Zorro, Les Mystères de l’Ouest, Docteur Quinn, femme médecin ou encore, Rintintin en sont le principaux exemples.

L’Ouest américain, le mythe américain

Laisser un commentaire

 
L’Ouest américain ! C’est je pense le grand mythe ou en tout cas ce qui fait des Etats-Unis, un pays chargé d’histoires, d’anecdotes, de lieux où le silence, la beauté et l’immensité se mêle a merveilles. A travers le temps, l’Ouest américain a créé la légende. On a bien entendu toutes ces images de vieux western, ces villages abandonnés, ces hordes de bandit, ces trains à vapeur fumant a travers l’immensité des grandes plaines, ces cow-boys et ces indiens. Tous ces éléments on forgé la légende de l’Ouest. Aujourd’hui encore, il fascine, tout ceux d’entre vous qui ont pu y aller s’en souviennent et s’en souviendront comme un souvenir inoubliables et bluffant. A travers Monument Valley ou encore du Grand Canyon, ce sont des images emblématiques qui reste gravé dans nos esprits et quand a ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, le grand Ouest, reste un rêve, notre rêve américain.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Mais l’Ouest américain c’est quoi exactement ? A vrai dire sa définition exacte a beaucoup évolué avec le temps, avec l’avancement des populations colonisatrices vers l’Océan Pacifique que l’on appelle la conquête de l’Ouest. Pays de peuples, d’individus, d’histoires et d’horizons différents, le Far West peut être vu comme le noyau et le berceau des Etats-Unis. D’un point de vu géographique, l’Ouest américain est constitué de 13 états américains : Alaska, Arizona, Californie, Colorado, Hawaii, Idaho, Montana, Nouveau-Mexique, Nevada, Oregon, Utah, Washington, et Wyoming. Le Far West représente donc un territoire gigantesque, aux milieux naturels variés, le plus souvent marqués par l’aridité qui fut d’ailleurs l’un des enjeux de la conquête de l’Ouest par la maîtrise de cette immensité désertique.
Le Far West est aussi une région faiblement peuplée avant l’arrivée des Blancs : les Indiens des Plaines y sont relativement peu nombreux et vivent en groupes dispersés et nomades. Pour les États-Unis, nés à la fin du XVIIIe siècle, ces contrées sauvages constituent une réserve de terres et de ressources naturelles qui paraissent sans limite.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Ces contrées sauvages et ces nouvelles ressources vont pourtant attirer les pires moments de l’histoire de l’Ouest américain.
Au XVIe siècle, les Espagnols se sont emparé d’une grande partie de l’Amérique latine et cherchent à étendre leur empire colonial vers le nord de l’actuel Mexique. Ils envoient alors de nombreuses expéditions afin de trouver des métaux précieux et des esclaves. Au XVIIIe siècle, la présence espagnole se renforce et s’étend, pour contrer l’expansionnisme français à l’est. Les conquistadores apportent avec eux des maladies qui décimeront les populations Amérindiennes. Par la suite Les Espagnols construisent des forts au Texas, au Nouveau-Mexique et en Californie. Ils doivent faire face à l’hostilité des Comanches et des Apaches, aux soulèvements des Pueblos et des esclaves. Ils répondront par une politique de répression et d’alliance avec certaines tribus. A peine colonisé, le grand Ouest vivait déjà de terribles heures.

Image hébérgée par hiboox.com

En 1821 le Mexique gagne son indépendance par rapport à l’Espagne à l’issue d’une décennie de guerre. La révolution a détruit l’industrie coloniale de l’extraction d’argent, et le trésor national est en banqueroute. Le long de la frontière nord, les fonds qui ont jusqu’alors permis aux missions, aux presidios et aux camps apaches de survivre disparaissent presque entièrement. Devenu un état indépendant, le Mexique accorde des terres aux Américains qui se révoltent en 1835-1836 au Texas. Au cours du siège de Fort Alamo par Antonio López de Santa Anna, les 187 occupants américains parmi lesquels se trouvait Davy Crockett meurent dans la bataille. La répression s’abat et l’armée mexicaine se livre à des pillages qui ne font que souder les colons américains.
Le 21 avril 1836, Sam Houston parvient à vaindre les Mexicains à la bataille de San Jacinto. Il devient alors le premier président de la République du Texas, qui est reconnue par le gouvernement américain en mars 1837.
Des trappeurs américains commencent à entrer dans la région à la recherche de fourrures. En 1846, l’idéologie de la Destinée manifeste et l’occupation de territoires disputés entraînent la Guerre entre américains et mexicains, qui est suivie par la cession de l’Arizona.
Cette époques terribles aura malgré a partir de ces évènement forgé la légende. La conquête de l’Ouest aura vu la naissance notamment de Las Vegas, le siège de Fort Alamo ou encore la montée en puissance des différents bandits mondialement connus comme Butch Cassidy, Jessie James ou Bonnie & Clyde.
 
Mais pour vous, que vous évoque le Far West ?
 
Des cow-boys aux Indiens, en passant par le saloon, les ranchs et les villages fantômes, ces clichés de l’Ouest américain, ne sont pourtant pas fort loin de ce qui l’en ai réellement. Ces idées reçues ont créé le mythe du grand Ouest, riche en anecdotes, en histoire, en destin. Au delà des terribles moments en ait sorti un civilisation riche et ancré dans son histoire.
Encore aujourd’hui, le temps et l’histoire y ont laissé leurs empreintes. Preuve en est les nombreuses villes minières qui ont disparu, vidé de toute vies. Ces villes fantômes s’égrainent dans tout l’Ouest américain et sont autant de témoins de la fièvre de l’or.
 

Image hébérgée par hiboox.com

La conquête de l’Ouest verra aussi l’intégration dans le quotidien des armes, de la route, du télégraphe et du chemin de fer. Les nombreuses pistes (trails en anglais) sont empruntées par les migrants dans leurs chariots bâchés, les soldats et les cow-boys dans tout le Far West : les plus célèbres sont la Red River Trail, la Piste de Santa Fe, la Piste de la Californie ou encore la Piste de l’Oregon. Ces routes sont parcourues par les célèbres diligences qui transportent passagers et courrier dans des conditions difficiles.
Le service des postes est assuré par ses pistes par des compagnies comme l’ American Express Company ou l’ Overland Mail Company. Le Pony Express, quand à lui fondé en 1860, établit des records de vitesse mais le coût du courrier est excessif ! Le télégraphe fait alors son apparition et permet de communiquer d’un bout à l’autre du pays, condamnant le Pony Express.
Au milieu du XIXe siècle, l’est des États-Unis possède déjà un réseau de chemin de fer relativement dense. Le développement de ce moyen de transport vers l’ouest apparaît de plus en plus comme une nécessité urgente. Les Californiens le réclament pour cesser de dépendre de la voie maritime pour son approvisionnement. Le train permettrait d’acheminer les marchandises et les biens manufacturés de la côte Est ; il permettrait aux colons et aux voyageurs de gagner plus rapidement la côte Pacifique.
Les obstacles semblent pourtant importants : le transcontinental devrait traverser les Grandes Plaines, menacés par les tribus amérindiennes. Surtout, il serait amené à franchir les Montagnes Rocheuses, hautes de 4000 mètres et les déserts du Grand Bassin. L’entreprise semblait impossible sans des investissements fédéraux. Le gouvernement américain s’intéresse au projet : en 1853 est lancé le Pacific Railroad Survey Act : il charge des expéditions scientifiques de trouver un passage pour le chemin de fer. Au cours de ces expéditions, les experts collectent de nombreuses données sur l’Ouest américain qui sont consignées dans les 14 volumes des Pacific Railroad Reports. Le gouvernement fédéral propose des subventions et des terres pour construire le chemin de fer. En 1856 est créé le Pacific Wagon Road Office et pour la première fois, un train franchit le fleuve Mississippi. Le chantier du premier chemin de fer transcontinental est lancé en 1865.
 
Peu a peu, l’Ouest s’urbanise, d’industrialise, on y découvre du pétrole, on y pratique l’élevage et la culture céréalières. Il voit l’avènement de nombreuses grandes cités comme Las Vegas, San Francisco ou encore Los Angeles. Malgré tout, l’histoire a laissé des traces, le souvenir est inusable et constitue encore aujourd’hui un intérêt majeur dans la culture des Etats-Unis.
 
Ptit Tigrou

En savoir plus sur San Francisco

Laisser un commentaire

 
Ah ! San Francisco, sa célèbre baie, ses rues en pente et ses maisons victoriennes de milles couleurs. Voilà ce qu’est cette ville, une carte postale vivante où vivent presque 800 000 personnes, ce qui fait d’elle la ville américaine la plus dense en population après New York. Bien plus qu’une simple carte postale, San Francisco regorge de multiples choses à visiter. Le lieu le plus connu de la ville est le symbolique Golden Gate Bridge, un pont rouge souvent dans le brouillard est qui délimite la baie avec l’océan pacifique.
Outre le Golden Gate, on retiendra la prison d’Alcatraz enfermé sur l’île du même nom ou encore la Transamerica Pyramid, ce célèbre building au toit pointant vers le ciel. San Francisco est aussi le berceau de la communauté gay mais aussi la ville qui a vu la naissance du mouvement Beatnik.

Image hébérgée par hiboox.com

 
D’un point de vu historique, les premières traces d’occupation humaine remonterai à environ 3000 ans avant J.C. Les premiers habitants connus de la région de la baie de San Francisco sont les Amérindiens Ohlone (terme indien signifiant « le peuple de l’ouest »). Les Espagnols seront les premiers Européens à explorer et à coloniser la région, en faisant un établissement renforçant leur domination sur l’océan Pacifique, San Francisco représentait ainsi l’extrémité septentrionale d’un chapelet plus ou moins continu d’implantations militaires et religieuses destinées à assurer physiquement la souveraineté espagnole sur ce vaste territoire.
L’expédition de Don Gaspar de Portolà arriva le 2 novembre 1769, dans la Baie de San Francisco.
Le 17 septembre 1776, les Espagnols fondent un presidio (fort) et le 9 octobre la mission nouvellement construite est dédié à San Francisco de Asis (saint François d’Assise).
 
Comme le reste de la Californie, San Francisco passe sous la souveraineté mexicaine en 1821. Ce n’est cependant qu’en 1836 que sont installées les premières habitations d’un village sur le bord de la baie, en un endroit appelé Yerba Buena (« la bonne herbe »), par référence à la menthe qui pousse sur les collines environnantes.
Mais la ville ne prend vraiment son essor qu’avec la ruée vers l’or de 1848-1849, accueillant les émigrants à la recherche du précieux minerai. Elle est le terminus du premier chemin de fer transcontinental. Les aventuriers du monde entier sont attirés par la porte de l’or (Golden Gate). Quelques années plus tard, la découverte de gisements d’argent dans la Sierra Nevada accélèrera le développement de l’agglomération.
San Francisco devient un berceau de l’industrie textile en accueillant, en 1847, Levi Strauss qui s’installa pour créer les premiers jeans, remportant un grand succès auprès des prospecteurs et des chercheurs d’or. Pendant la guerre, les usines Levi’s fourniront l’armée américaine en pantalon.
C’est également dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la diaspora chinoise commença à s’installer à San Francisco ; ils surnommaient alors la Californie de « montagne dorée ». Les émigrés fuyaient les conséquences des guerres de l’opium et ont prospéré dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie : San Francisco était alors une ville d’hommes (mineurs, aventuriers) qui avait besoin de laveries. Les Chinois constituèrent des sociétés secrètes pour régler leurs différends. Le quartier chinois n’avait pas bonne réputation. Dans certains bars, on avait aménagé une porte étroite pour retarder l’avance des policiers.
Au début du XXe siècle, des Juifs issus de la bourgeoisie allemande s’installèrent à San Francisco.
 
Mais en 1906, la ville subit une terrible catastrophe, un tremblement de terre dévastera une grande partie de la ville qui entraînera un gigantesque incendie. Il faudra 3 jours pour circonscrire le sinistre. La ville, meurtrie par cette catastrophe fut ensuite rapidement reconstruite, notamment grâce à l’afflux d’une main d’œuvre étrangère venue d’Europe et d’Asie. La ville connaitra un autre séisme en 1989 faisant lui beaucoup moins de dégât que celui du début du siècle.
San Francisco sera aussi touché par la révolution industrielle de la deuxième moitié du XXe siècle qui transforma l’économie de la région avec notamment le développement de la Silicon Valley, au sud de la ville, donnant une image dynamique et moderne de cette région de la Californie.

Image hébérgée par hiboox.com

D’un point de vue historique et culturel, San Francisco fut également la ville de Joshua Norton, empereur autoproclamé des États-Unis. Elle fut le berceau du mouvement Beatnik. La ville constitue la dernière frontière, la cité américaine la plus à l’ouest. Sa tradition de tolérance la plaça souvent à l’avant-garde de l’émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme des Black Panthers « Free Breakfast for Children Program » est parti de San Francisco. La ville fut également dans les années 1960-1970 un foyer important de la contre-culture hippie, du psychédélisme et du Flower Power.
 
San Francisco a toujours été considéré comme la ville multiculturelle, avant-gardiste et libre. Ces cultures différentes sont réparties dans la ville par quartier, elle possède un Japantown et un Chinatown, et tous deux sont parmi les quartiers les plus vieux des États-Unis. La ville comprend aussi une population vietnamienne importante dans le quartier du Tenderloin et une concentration de Philippins dans les quartiers de Crocker-Amazon et South of Market (SOMA), une communauté italo-américaine historique dans North Beach, un modeste quartier français parfois appelé Little France dans le Financial District, et des communautés d’origine irlandaises, chinoises et russes dans le Richmond District.
Le quartier de Mission est le plus ancien quartier de la ville — il a été construit autour de la Mission Dolores, fondée en 1776 par les missionnaires espagnols. La communauté hispanique y est prédominante.
Haight-Ashbury a été le quartier épicentre de la contre-culture hippie des années 1960, et le quartier de Castro est réputé pour sa forte concentration d’homosexuels. Il existe aussi d’autres quartiers où la communauté gay et lesbienne est particulièrement présente, notamment Noe Valley, Diamond Heights, Bernal Heights, Potrero Hill, Haight-Ashbury, Hayes Valley, Twin Peaks et SOMA.
Les quartiers de Bayview et Excelsior, dans le sud-est de la ville, comptent une population pauvre et majoritairement afro-américaine. Les récents efforts de la municipalité pour y réduire le taux de criminalité n’ont eu guère de succès.
Le plus connu et le plus grand des espaces verts de la ville est le Golden Gate Park, qui mesure plus de 70 hectares de plus que le Central Park de New York, mais reste moins étendue que Griffith Park à Los Angeles. Mais comment ne pas parlé de San Francisco, sans parler de ses célèbres et nombreuses demeures victoriennes, dont les plus connues sont certainement l’alignement des painted ladies d’Alamo Square.
Les cable cars, les fameux tramways à traction par câble, est aussi l’un des symboles de la ville, et il est toujours possible de les emprunter pour monter ou descendre Nob Hill ou Russian Hill. Enfin Coit Tower, qui trône sur Telegraph Hill, est également un monument instantanément reconnaissable de San Francisco.

Image hébérgée par hiboox.com

 
San Francisco est probablement l’une des villes les plus pittoresques d’Amérique du Nord, ce qui lui vaut d’être le décor de nombre d’œuvres cinématographiques et de séries télévisées. Au cinéma, les collines de San Francisco ont servi de décor à maintes poursuites de voitures, de Bullitt à The Rock, mais aussi à de nombreuses comédies romantiques comme La Blonde ou la rousse ou En direct de Edtv. La ville a aussi été le siège de nombreux films noirs ou à suspense, des Passagers de la nuit à Zodiac. San Francisco accueille chaque année un festival international du film (San Francisco International Film Festival), ainsi que de nombreux autre plus spécialisé.
De nombreuses séries télévisées se situent dans la « Cité près de la Baie ». La ville a été immortalisée dans la série policière Les Rues de San Francisco ou par l’adaptation des Chroniques de San Francisco. À noter cependant que depuis les années 1980, nombre de séries ou mini-séries ayant la ville comme décor sont pour l’essentiel tournées soit en studio dans la région de Los Angeles (comme les comédies de situation La Fête à la maison ou La vie à cinq, ou la série Charmed), soit au Canada, à Toronto, Montréal ou plus fréquemment en Colombie-Britannique, où les coûts de production sont moindres. Les épisodes de Monk sont ainsi tournés à Vancouver à l’exception de quelques scènes extérieures. La dernière exception à cette règle était la série Nash Bridges, intégralement filmée à San Francisco et dans sa région entre 1996 et 2000.
Depuis le milieu des années 2000, la ville de San Francisco a tenté de séduire les sociétés de production en baissant notamment les coûts des permis de tournage et en en simplifiant le système, mais avec pour l’instant un succès limité.
 
Enfin pour terminer sur ce qu’il y a savoir sur San Francisco, sachez que les habitants de la région désignent généralement la ville tout simplement par The City. San Francisco est parfois poétiquement appelée en anglais The City by The Bay. Les habitants de la région de la Baie n’utilisent jamais le surnom de Frisco, que seuls les touristes semblent affectionner. San Fran n’est pas non plus très populaire chez les San-Franciscains, qui en revanche abrègent parfois le nom de la ville par ses initiales, "SF".

Bienvenue a San Francisco

Laisser un commentaire

 
Eh nous voilà arrivé sur la cote ouest des Etats-Unis, les pieds dans l’eau a San Francisco. Profitez bien des videos qui suivent, elles valent vraiment le détour !
 
 

SAN FRANCISCO
envoyé par artfusion
 
 

Older Entries