L’Ouest américain ! C’est je pense le grand mythe ou en tout cas ce qui fait des Etats-Unis, un pays chargé d’histoires, d’anecdotes, de lieux où le silence, la beauté et l’immensité se mêle a merveilles. A travers le temps, l’Ouest américain a créé la légende. On a bien entendu toutes ces images de vieux western, ces villages abandonnés, ces hordes de bandit, ces trains à vapeur fumant a travers l’immensité des grandes plaines, ces cow-boys et ces indiens. Tous ces éléments on forgé la légende de l’Ouest. Aujourd’hui encore, il fascine, tout ceux d’entre vous qui ont pu y aller s’en souviennent et s’en souviendront comme un souvenir inoubliables et bluffant. A travers Monument Valley ou encore du Grand Canyon, ce sont des images emblématiques qui reste gravé dans nos esprits et quand a ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, le grand Ouest, reste un rêve, notre rêve américain.

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Mais l’Ouest américain c’est quoi exactement ? A vrai dire sa définition exacte a beaucoup évolué avec le temps, avec l’avancement des populations colonisatrices vers l’Océan Pacifique que l’on appelle la conquête de l’Ouest. Pays de peuples, d’individus, d’histoires et d’horizons différents, le Far West peut être vu comme le noyau et le berceau des Etats-Unis. D’un point de vu géographique, l’Ouest américain est constitué de 13 états américains : Alaska, Arizona, Californie, Colorado, Hawaii, Idaho, Montana, Nouveau-Mexique, Nevada, Oregon, Utah, Washington, et Wyoming. Le Far West représente donc un territoire gigantesque, aux milieux naturels variés, le plus souvent marqués par l’aridité qui fut d’ailleurs l’un des enjeux de la conquête de l’Ouest par la maîtrise de cette immensité désertique.
Le Far West est aussi une région faiblement peuplée avant l’arrivée des Blancs : les Indiens des Plaines y sont relativement peu nombreux et vivent en groupes dispersés et nomades. Pour les États-Unis, nés à la fin du XVIIIe siècle, ces contrées sauvages constituent une réserve de terres et de ressources naturelles qui paraissent sans limite.

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Ces contrées sauvages et ces nouvelles ressources vont pourtant attirer les pires moments de l’histoire de l’Ouest américain.
Au XVIe siècle, les Espagnols se sont emparé d’une grande partie de l’Amérique latine et cherchent à étendre leur empire colonial vers le nord de l’actuel Mexique. Ils envoient alors de nombreuses expéditions afin de trouver des métaux précieux et des esclaves. Au XVIIIe siècle, la présence espagnole se renforce et s’étend, pour contrer l’expansionnisme français à l’est. Les conquistadores apportent avec eux des maladies qui décimeront les populations Amérindiennes. Par la suite Les Espagnols construisent des forts au Texas, au Nouveau-Mexique et en Californie. Ils doivent faire face à l’hostilité des Comanches et des Apaches, aux soulèvements des Pueblos et des esclaves. Ils répondront par une politique de répression et d’alliance avec certaines tribus. A peine colonisé, le grand Ouest vivait déjà de terribles heures.

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En 1821 le Mexique gagne son indépendance par rapport à l’Espagne à l’issue d’une décennie de guerre. La révolution a détruit l’industrie coloniale de l’extraction d’argent, et le trésor national est en banqueroute. Le long de la frontière nord, les fonds qui ont jusqu’alors permis aux missions, aux presidios et aux camps apaches de survivre disparaissent presque entièrement. Devenu un état indépendant, le Mexique accorde des terres aux Américains qui se révoltent en 1835-1836 au Texas. Au cours du siège de Fort Alamo par Antonio López de Santa Anna, les 187 occupants américains parmi lesquels se trouvait Davy Crockett meurent dans la bataille. La répression s’abat et l’armée mexicaine se livre à des pillages qui ne font que souder les colons américains.
Le 21 avril 1836, Sam Houston parvient à vaindre les Mexicains à la bataille de San Jacinto. Il devient alors le premier président de la République du Texas, qui est reconnue par le gouvernement américain en mars 1837.
Des trappeurs américains commencent à entrer dans la région à la recherche de fourrures. En 1846, l’idéologie de la Destinée manifeste et l’occupation de territoires disputés entraînent la Guerre entre américains et mexicains, qui est suivie par la cession de l’Arizona.
Cette époques terribles aura malgré a partir de ces évènement forgé la légende. La conquête de l’Ouest aura vu la naissance notamment de Las Vegas, le siège de Fort Alamo ou encore la montée en puissance des différents bandits mondialement connus comme Butch Cassidy, Jessie James ou Bonnie & Clyde.
 
Mais pour vous, que vous évoque le Far West ?
 
Des cow-boys aux Indiens, en passant par le saloon, les ranchs et les villages fantômes, ces clichés de l’Ouest américain, ne sont pourtant pas fort loin de ce qui l’en ai réellement. Ces idées reçues ont créé le mythe du grand Ouest, riche en anecdotes, en histoire, en destin. Au delà des terribles moments en ait sorti un civilisation riche et ancré dans son histoire.
Encore aujourd’hui, le temps et l’histoire y ont laissé leurs empreintes. Preuve en est les nombreuses villes minières qui ont disparu, vidé de toute vies. Ces villes fantômes s’égrainent dans tout l’Ouest américain et sont autant de témoins de la fièvre de l’or.
 

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La conquête de l’Ouest verra aussi l’intégration dans le quotidien des armes, de la route, du télégraphe et du chemin de fer. Les nombreuses pistes (trails en anglais) sont empruntées par les migrants dans leurs chariots bâchés, les soldats et les cow-boys dans tout le Far West : les plus célèbres sont la Red River Trail, la Piste de Santa Fe, la Piste de la Californie ou encore la Piste de l’Oregon. Ces routes sont parcourues par les célèbres diligences qui transportent passagers et courrier dans des conditions difficiles.
Le service des postes est assuré par ses pistes par des compagnies comme l’ American Express Company ou l’ Overland Mail Company. Le Pony Express, quand à lui fondé en 1860, établit des records de vitesse mais le coût du courrier est excessif ! Le télégraphe fait alors son apparition et permet de communiquer d’un bout à l’autre du pays, condamnant le Pony Express.
Au milieu du XIXe siècle, l’est des États-Unis possède déjà un réseau de chemin de fer relativement dense. Le développement de ce moyen de transport vers l’ouest apparaît de plus en plus comme une nécessité urgente. Les Californiens le réclament pour cesser de dépendre de la voie maritime pour son approvisionnement. Le train permettrait d’acheminer les marchandises et les biens manufacturés de la côte Est ; il permettrait aux colons et aux voyageurs de gagner plus rapidement la côte Pacifique.
Les obstacles semblent pourtant importants : le transcontinental devrait traverser les Grandes Plaines, menacés par les tribus amérindiennes. Surtout, il serait amené à franchir les Montagnes Rocheuses, hautes de 4000 mètres et les déserts du Grand Bassin. L’entreprise semblait impossible sans des investissements fédéraux. Le gouvernement américain s’intéresse au projet : en 1853 est lancé le Pacific Railroad Survey Act : il charge des expéditions scientifiques de trouver un passage pour le chemin de fer. Au cours de ces expéditions, les experts collectent de nombreuses données sur l’Ouest américain qui sont consignées dans les 14 volumes des Pacific Railroad Reports. Le gouvernement fédéral propose des subventions et des terres pour construire le chemin de fer. En 1856 est créé le Pacific Wagon Road Office et pour la première fois, un train franchit le fleuve Mississippi. Le chantier du premier chemin de fer transcontinental est lancé en 1865.
 
Peu a peu, l’Ouest s’urbanise, d’industrialise, on y découvre du pétrole, on y pratique l’élevage et la culture céréalières. Il voit l’avènement de nombreuses grandes cités comme Las Vegas, San Francisco ou encore Los Angeles. Malgré tout, l’histoire a laissé des traces, le souvenir est inusable et constitue encore aujourd’hui un intérêt majeur dans la culture des Etats-Unis.
 
Ptit Tigrou
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