Image hébérgée par hiboox.comL’adoption de nouvelles lois et l’évolution des mentalités ont ouvert des portes aux personnes handicapées, qui peuvent aujourd’hui participer à toutes sortes d’activités sportives, y compris les sports de compétition. Certains athlètes handicapés se mesurent même à des concurrents valides, que ce soit au niveau universitaire, international ou professionnel. Les personnes handicapées pratiquent de nombreux sports aux États-Unis, à l’image de la skieuse paralympique Allison Jones.

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Chaque hiver, dans les montagnes enneigées qui ceinturent le lac Tahoe, en Californie, skieurs et remonte-pentes défilent inlassablement devant une petite bâtisse en bois située en contrebas. Des skis sont appuyés contre les murs extérieurs, à côté de fauteuils roulants inoccupés dont la présence semble insolite quand on ignore que ce bâtiment abrite la première école de ski entièrement accessible aux personnes atteintes d’un handicap physique ou mental. L’école handi-ski de Tahoe est un exemple à suivre pour les plaisirs qu’elle fait découvrir, ou redécouvrir, aux skieurs handicapés de tout âge et de tout niveau.
 
Selon le recensement de 2000, les Etats-Unis comptent 49,7 millions d’Américains de plus de 4 ans qui sont atteints d’une déficience quelconque. Ceci représente 19 % de la population, soit environ 1 personne sur 5. Au total, 14,3 millions d’Américains souffrent d’un handicap mental et 2,2 millions se déplacent en fauteuil roulant. À tous, l’école handi-ski de Tahoe fait goûter le plaisir de la glisse et du ski de fond.

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Mais les handicapés ont fait des percées dans d’autres sports aussi. Toute une panoplie d’activités sportives, dont le choix varie selon les collectivités et les aptitudes des athlètes, leur sont ouvertes : hockey, équitation, varappe, plongée sous-marine, cyclisme, ski aquatique, rugby, football, basket-ball, etc.
 
Trois lois fédérales ont ouvert la voie à l’intégration des personnes handicapées dans tous les aspects de l’existence. À cet égard, la loi de 1973 sur l’insertion des handicapés (« Rehabilitation Act ») fut la première grande initiative. Son principal objectif consistait à prévenir la discrimination dans l’emploi, dans les transports et dans les programmes scolaires qui bénéficiaient de fonds fédéraux. Si elle ne visait pas spécifiquement les activités sportives, elle stipulait néanmoins que les universités dont les programmes d’éducation physique recevaient des fonds fédéraux, pour les sports intra-muros et les sports interuniversitaires, par exemple, devaient veiller à ce que ces sports soient accessibles aux personnes handicapées.

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Les lois fédérales les plus récentes qui visent à éliminer la discrimination à l’encontre des personnes handicapées furent adoptées en 1990. La loi relative à l’éducation des élèves handicapés (IDEA, « Individuals with Disabilities Education Act ») oblige les établissements scolaires publics à dispenser un enseignement adapté aux déficiences des jeunes. Cette loi stipule que l’éducation physique est une matière obligatoire ; dès lors, elle facilite la participation des élèves handicapés aux activités sportives scolaires et interscolaires. La loi relative aux Américains handicapés (ADA, « Americans with Disabilities Act ») est un texte de grande envergure qui interdit la discrimination contre les personnes atteintes d’un handicap, notamment dans les « lieux d’exercice ». L’ADA va plus loin que les lois précédentes dans la mesure où elle stipule que les activités sportives dans le cadre scolaire, universitaire et communautaire doivent être compatibles avec les dispositions de l’ADA. Selon les défenseurs des droits des handicapés, l’ADA exige que les installations sportives et les organisateurs de compétitions assurent un accès raisonnable aux handicapés.

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La présence d’athlètes handicapés aux côtés de concurrents valides change l’image que se fait le public des personnes atteintes d’une déficience physique. Pour autant, en dépit de la prise de conscience des handicaps et des trois lois fédérales visant à mettre fin à la discrimination, tous les organisateurs de compétitions sportives n’accueillent pas les athlètes handicapés à bras ouverts.
 
Le « Rehabilitation Act », l’IDEA et l’ADA ont assurément rendu le monde du sport plus accessible aux Américains handicapés. Les Jeux paralympiques internationaux donnent à l’élite des athlètes handicapés du monde entier l’occasion de prouver ses talents. C’est la plus grande manifestation sportive au monde après les Jeux olympiques. Les premiers jeux paralympiques eurent lieu à Rome en 1960. Aujourd’hui, plus de 4 000 athlètes de 120 pays participent aux Jeux paralympiques d’été, tandis que les jeux d’hiver en accueillent plus de 1 100, venus de 36 pays.
Les Jeux paralympiques sont beaucoup plus médiatisés en Europe qu’ils ne le sont aux États-Unis. En général, les athlètes handicapés sont bien connus en Europe. Mais le comité paralympique des Etats-Unis (www.usparalympics.org) compte bien changer cet état de fait.
Tous les athlètes n’ont pas nécessairement l’ambition de faire du sport au niveau interuniversitaire, ou olympique. Pour la majorité d’entre eux, c’est une façon de garder la forme, de se détendre ou d’atteindre des objectifs personnels. Mais il faut généralement une dose supplémentaire de créativité et d’innovation pour donner aux athlètes handicapés le moyen de faire du sport et de participer à des compétitions. Heureusement, on compte aujourd’hui des centaines d’individus, des milliers peut-être même, qui, d’une façon ou d’une autre, ont frayé la voie aux personnes handicapées pour qu’elles puissent faire du sport.
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