A l’heure où la reine Elizabeth II s’est rendu aux Etats-Unis pour la commémoration du 400ème anniversaire de la ville de Jamestown, je vous propose de lancé un petit coup d’horizon sur l’histoire des Etats-Unis. A travers plus chapitres vous découvrirez comment l’Amérique que l’on connait aujourd’hui est devenu une grande nation. Parti de rien, l’ambition et la volonté de personnalités ont permis de bâtir une nation forte est reconnu par tous.
 
Tout commença donc par l’arrivée des premiers Européens qui atteignirent l’Amérique du Nord, conduits par le chef viking islandais Leif Ericson, vers l’an 1000. Des traces de leur passage ont été découvertes dans la province canadienne de Terre-Neuve, mais les Vikings ne parvinrent pas à établir une colonie permanente et perdirent vite tout contact avec le nouveau continent.
 

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Cinq siècles plus tard, la demande d’épices, de textiles et de teintures en provenance d’Asie poussa les navigateurs européens à rêver de routes plus courtes entre l’Orient et l’Occident. Agissant pour le compte de la Couronne d’Espagne, le navigateur italien Christophe Colomb prit la mer pour se diriger vers l’ouest en 1492 et débarqua sur l’une des îles Bahamas, dans la mer des Antilles. Pendant les quarante années qui suivirent, les aventuriers espagnols se taillèrent un immense empire en Amérique centrale et en Amérique du Sud. 
 
La première colonie anglaise réussie fut fondée à Jamestown, en Virginie, en 1607. Quelques années plus tard, des puritains anglais arrivaient en Amérique pour échapper aux persécutions religieuses dont ils étaient victimes à cause de leur opposition à l’Église d’Angleterre. En 1620, ils fondèrent la colonie de Plymouth, dans l’actuel Massachusetts, qui devenait ainsi la deuxième colonie britannique permanente en Amérique du Nord et la première en Nouvelle-Angleterre.
 
C’était là que les puritains espéraient bâtir « une cité sur la colline » – une communauté idéale. Depuis lors, les Américains considèrent leur pays comme une magnifique expérience, un modèle pour les autres nations. Les puritains croyaient que le gouvernement devait faire respecter la morale divine et ils punissaient sévèrement les hérétiques, les adultères, les ivrognes et tous ceux qui ne respectaient pas le jour du Seigneur. Malgré leur aspiration à la liberté religieuse, ils exerçaient une forme d’intolérance moralisatrice.
 
En 1636, un ecclésiastique anglais appelé Roger Williams quitta le Massachusetts pour créer le Rhode Island, une colonie fondée sur le principe de la liberté religieuse et sur la séparation de l’Eglise et de l’État – deux idéaux que devaient plus tard adopter les auteurs de la Constitution américaine. Les colons venaient d’autres pays européens, mais les Anglais étaient de loin les mieux établis. En 1773, ils avaient fondé treize colonies le long de la côte atlantique, du New Hampshire (au nord) à la Géorgie (au sud). Ailleurs, les Français dominaient le Canada et la Louisiane, avec la vallée du Mississippi. Au cours du XVIIIe siècle, la France et l’Angleterre se livrèrent plusieurs guerres dans lesquelles l’Amérique du Nord se trouva entraînée. L’issue de la guerre de Sept ans, en 1763, laissa l’Angleterre maîtresse du Canada et des territoires à l’est du Mississippi.

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Peu de temps après, c’est l’Angleterre et ses colonies qui allaient s’affronter. La mère patrie avait établi de nouveaux impôts (en partie pour résorber le coût de la guerre de Sept ans) et attendait que les Américains logent des soldats britanniques. Les colons s’indignèrent de la nouvelle fiscalité et refusèrent d’héberger des soldats. Affirmant qu’ils ne pouvaient être taxés que par leurs propres assemblées coloniales, les colons s’unirent derrière le slogan « pas d’impôt sans représentation ». Toutes les taxes, sauf celle sur le thé, furent abrogées mais, en 1773, des patriotes ripostèrent en organisant la « Boston Tea Party ». Déguisés en Indiens, ils montèrent à bord des navires marchands britanniques et envoyèrent par le fond 342 caisses de thé dans le port de Boston. Cet incident déclencha les foudres du parlement britannique, notamment la fermeture du port de Boston. Les dirigeants des colonies convoquèrent le premier Congrès continental en 1774 pour discuter de l’opposition des colonies à l’autorité royale. La guerre éclata le 19 avril 1775, lorsque des soldats britanniques affrontèrent des colons rebelles à Lexington, dans le Massachusetts.

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Le 4 juillet 1776, le Congrès continental adopta la Déclaration d’Indépendance.

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Au début, la guerre d’Indépendance fut défavorable aux Américains. Mal approvisionnées, mal entraînées, les troupes des insurgés se battaient généralement bien, mais elles étaient inférieures en nombre et en force aux Britanniques. Le tournant décisif de la guerre survint en 1777, avec la défaite de l’armée britannique à Saratoga, dans l’État de New York.
 
La France avait secrètement apporté son aide aux révoltés, mais hésitait à s’allier ouvertement avec eux tant que ceux-ci n’auraient pas fait leurs preuves. Après la victoire de Saratoga, la France et l’Amérique signèrent des traités d’alliance et la France fournit aux Américains des troupes et des navires de guerre. La dernière grande bataille de la Révolution américaine eut lieu à Yorktown, en Virginie, en 1781. Une armée composée de troupes américaines et françaises encercla les Britanniques et les contraignit à se rendre. Les combats se poursuivirent dans certaines régions pendant deux ans encore, mais la guerre prit officiellement fin en 1783 avec la signature du traité de Paris par lequel l’Angleterre reconnaissait l’indépendance de l’Amérique.
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