Aujourd’hui se dispute une course mythique et incontournable aux Etats-Unis, la 91ème édition des 500 miles d’Indianapolis, dans l’Indiana, comptant pour le championnat IndyCar. Pour l’édition 2007, ils seront 33 au départ avec pour la première fois dans l’histoire de la course ; trois dames au départ : Danica Patrick, Sarah Fisher et Milka Duno. Les 500 miles d’Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) est une course automobile américaine qui se tient chaque année le week-end du Memorial Day sur l’Indianapolis Motor Speedway à Speedway dans l’état de l’Indiana.

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La piste d’Indianapolis a été construite en 1909. Le complexe de l’Indianpolis Motor Speedway est celui qui permet une capacité de spectateurs la plus grande au monde. Depuis quelques années le Speedway accueille chaque année trois compétition majeures : Indy 500 en IRL, le Allstate 400 en NEXTEL Cup et le Grand Prix de Formule 1. Longue de 2,5 miles en forme quadri-ovale en asphalte, elle verra aprés 200 tours, certainement encore cette année un très beau spectacle.
 
Les 500 Miles d’Indianapolis voient le jour en 1911, et comme l’espéraient ses créateurs, devient rapidement la référence des courses américaines, sa durée exceptionnelle ainsi que le caractère du circuit (un long quadrilatère de 2,5 miles recouvert de briques) en faisant un test impitoyable pour les machines.
 
Mieux, dès 1913, l’Indy 500 devient une étape incontournable pour les constructeurs étrangers désireux d’y affirmer la suprématie de leurs machines. Citons notamment Peugeot, Delage, Fiat, Mercedes.
 
Au sortir de la première guerre mondiale, le fossé se creuse entre les sport automobile européen et le sport automobile américain, et l’Indy 500 redevient une compétition purement américaine, vis à vis de laquelle les pilotes et constructeurs européens ne manifestent guère d’intérêt. Il faut attendre les années 1960 pour que la course retrouve un caractère international, grâce à l’offensive britannique menée par Lotus (qui révolutionne l’épreuve en imposant pour la première fois une monoplace à moteur arrière). Dans le sillage de Lotus (et de son pilote fétiche Jim Clark), la plupart des ténors de la Formule 1 des années 1960 tenteront également leur chance, avec plus ou moins de réussite.

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L’internationalisation de l’épreuve a repris de plus belle dans les années 1980, période au cours de laquelle le CART (dont l’Indy 500 était l’épreuve majeure) était un refuge de plus en plus prisé des anciens pilotes de Formule 1. La scission CART/IRL de 1996, en partie motivée par la volonté de Tony George (héritier de la famille Hulman, propriétaire du circuit depuis 1945) de donner la priorité aux pilotes et aux constructeurs locaux, n’a pas enrayé ce phénomène. Cette scission, très déstabilisatrice pour l’ensemble des courses de type monoplace aux États-Unis, a surtout eu pour effet d’affaiblir l’Indianapolis 500, dont l’audience est désormais moindre que certaines épreuves de Nascar.
 
Epreuve phare du sport automobile américain, l’Indianapolis 500 a à plusieurs reprises été au cœur des luttes d’influence. De 1911 à 1955, l’Indy 500 était organisé sous l’égide de l’Association des Automobiles Américaines (AAA). Après 1955, l’AAA préfère se retirer de l’organisation des compétitions sportives et cède la place à l’USAC (United States Auto Club).
 
De 1950 à 1960, l’Indianapolis 500 a également compté pour le championnat du monde de Formule 1. Mais cette présence de l’Indy 500 au calendrier de la F1 était essentiellement symbolique et destinée à cautionner l’étiquette mondiale du championnat du monde naissant. Disputés selon des règlements techniques et sportifs différents de ceux en vigueur le reste de la saison, les 500 Miles d’Indianapolis n’ont que rarement attiré les habitués du championnat du monde. Paradoxalement, c’est à partir du début des années 1960 (alors même que l’Indy 500 avait été retiré du calendrier) que certains pilotes de F1 ont fait des 500 Miles d’Indianapolis un objectif majeur de la saison.
 
En 1979, les principales écuries du championnat USAC décident de faire scission et de créer leur propre compétition, le CART. La plupart des épreuves du calendrier rejoignent le CART à l’exception notable de l’Indianapolis 500, qui maintient sa fidélité à l’USAC. Le championnat USAC disparaissant rapidement, l’Indianapolis se court alors hors-championnat pendant plusieurs années, sans effet sur le prestige de l’épreuve, puisque les équipes du championnat CART continuent d’y participer. A partir de 1983, les 500 miles d’Indianapolis intègre enfin le calendrier du championnat CART.

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Une nouvelle scission intervient en 1996, avec la création par Tony George, de l’Indy Racing League, un nouveau championnat qui vise à concurrencer le CART et dont l’Indy 500 devient évidemment l’événement majeur du sport automobile aux Etats-Unis.
 
Contrairement à une épreuve classique qui dure un week-end, les 500 Miles d’Indianapolis s’étalent traditionnellement sur l’ensemble du mois de mai (à noter que depuis 2006, les organisateurs ont décidé de raccourcir à 3 semaines la durée des festivités). A travers différentes épreuves de qualifications ou d’essais, les différentes places sur la grille seront attribuées pour le jour tant attendu.
 
Le dimanche de la course, après le traditionnel défilé des pilotes et l’hymne américain, les 33 concurrents allument leur moteur en entendant le fameux Gentlemen, start your engines, prononcé par un membre de la famille Hulman. À noter que la présence de femmes au départ de la course a amené les organisateurs à amender cet ordre, qui devient si besoin est Lady and gentlemen, start your engines ou même Ladies and gentlemen, start your engines. Les 33 pilotes se placent alors derrière le pace-car et forment 11 lignes de 3 pilotes en attendant que la course soit lancée. Le vainqueur de la course rejoint Victory Lane avec sa voiture. Victory Lane est le cercle des vainqueurs, où seul le premier et son équipe sont autorisés à accéder. Dans les courses américaines, et tout particulièrement à Indianapolis, le podium n’existe pas, et seul le vainqueur est honoré.
 
Le vainqueur reçoit le Borg-Warner Trophy, grande coupe sur laquelle sont sculptés les visages de tous les précédents vainqueurs de la course. Le vainqueur reçoit également une bouteille de lait dont il boit quelques gorgées. Cette tradition lactée remonte à 1936 et à la victoire de Louis Meyer, qui avait exigé cette boisson pour se désaltérer après la course. Aujourd’hui, la firme qui est sous contrat avec les organisateurs pour fournir le lait, demande à chaque pilote avant l’épreuve quel type de lait il souhaite boire en cas de victoire.

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Depuis la création de l’épreuve en 1911, les américains l’on remporté à 76 reprises et pour nous français on compte seulement 2 victoires en 1913 avec Jules Goux et en 1914 par René Thomas. Pour cette édition 2007, aucun français ne sera aligné au départ, le français Stephan Grégoire aurait pu participer pour la huitième fois de sa carrière à cette course mais un accident lors des essais en vue des qualifications la semaine dernière l’a privé de cette chance.
De plus, à l’heure où l’on parle de la pollution des américains, il est bon de noter que l’ensemble des voitures qui prendront le départ cette année utiliseront pour la première fois uniquement de l’éthanol comme carburant. Une grande première qui marque un point dans la prise de conscience de la sauvegarde urgente de l’environnement.
 
Si vous êtes désireux d’en savoir plus vous pouvez consulter le site de l’épreuve : www.indy500.com (en anglais)
 
Alors que nous réserve la course de cette année ? Les trois écuries favorites seront Penske, Ganassi Racing et Andretti Green Racing qui alignent à eux trois pas moins de 9 pilotes. Le vainqueur fera-t-il partie de ceux-ci ou d’une autre équipe ? Qui empochera plus de 10 millions de dollars de gains ? Réponse ce dimanche soir.
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