Quand éclata la Première Guerre mondiale en Europe, en 1914, le président Woodrow Wilson préconisa une politique de stricte neutralité.

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L’Allemagne, en déclarant qu’elle pratiquerait une guerre sous-marine à outrance contre les navires en route vers des ports alliés, eut raison de cette attitude. Lorsque le Congrès déclara la guerre à l’Allemagne en 1917, l’armée américaine ne comptait que quelque 200.000 soldats. Une année s’écoula avant que l’armée américaine fût prête à apporter une contribution significative à l’effort de guerre. Image hébérgée par hiboox.com
À l’automne 1918, la situation de l’Allemagne était désespérée. Ses armées battaient en retraite face à l’implacable puissance des Américains. En octobre, Berlin demanda la paix et un armistice fut conclu le 11 novembre.
 
 En 1919, Wilson se rendit à Versailles pour participer à la rédaction du traité de paix. S’il reçut un accueil triomphal dans les capitales alliées, ses initiatives internationales furent moins populaires dans son pays. Il parvint à faire figurer dans le traité de Versailles l’idée d’une Société des Nations, mais le Sénat américain n’en ratifia pas le texte et les États-Unis n’adhérèrent pas à cette institution internationale.
Tandis que les États-Unis se retiraient des affaires européennes, les Américains cédaient à la xénophobie. En 1919, une série d’attentats terroristes engendrèrent une « peur du péril rouge ». Sous l’autorité de l’Attorney General (ministre de la Justice) A. Mitchell Palmer, des centaines d’extrémistes politiques d’origine étrangère furent expulsés, bien que la plupart fussent innocents.

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En 1921, deux anarchistes nés en Italie, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, furent accusés de meurtre sur la base de preuves douteuses. Malgré les protestations des intellectuels, les deux hommes furent électrocutés en 1927.
 
Le Congrès avait voté des lois limitant l’immigration dès 1921 et les renforça encore en 1924 et 1929. Ces restrictions favorisaient les immigrants d’origine anglo-saxonne et nordique.
Les années vingt furent une période où l’hédonisme coexista avec le conservatisme puritain. Ce fut l’époque de la prohibition.Image hébérgée par hiboox.com
 
En 1920, un amendement à la Constitution interdit la vente des boissons alcoolisées. Mais les amateurs d’alcool bafouaient à cœur joie la loi dans des milliers de speakeasies (bars clandestins) et le commerce illicite de l’alcool fit la fortune des gangsters.
 
Les « années folles » furent aussi l’âge d’or du jazz et du cinéma muet. Ce fut également l’époque où le Ku Klux Klan – organisation raciste née dans le Sud après la guerre de Sécession – recruta beaucoup de nouveaux membres et s’appliqua à terroriser les Noirs, les catholiques, les juifs et les immigrants.
 
Au même moment pourtant, un catholique, le gouverneur de New York Alfred E. Smith, fut le candidat démocrate à l’élection présidentielle.

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Dans les milieux d’affaires, les années vingt furent un âge d’or. Les États-Unis étaient devenus une société de consommation, avec des marchés en plein essor pour les radios, les appareils électroménagers, les tissus synthétiques et les matières plastiques.
 
L’un des hommes les plus admirés de la décennie fut Henry Ford, père de la chaîne de montage dans les usines d’automobiles. Ford parvenait à payer des salaires élevés tout en réalisant d’énormes bénéfices grâce à la production en série de son modèle T, une voiture dont le prix était à la portée de millions d’acheteurs.
Mais cette prospérité de façade masquait des problèmes profonds. Étant donné que les profits ne cessaient d’augmenter et que les taux d’intérêt restaient assez bas, il y avait beaucoup d’argent disponible pour les investissements.
 
Cependant, une grande partie de ces capitaux fut gaspillée dans une spéculation effrénée à la Bourse. Des surenchères frénétiques poussèrent à la hausse la cote des actions bien au-delà de leur valeur réelle. Les investisseurs achetaient des titres à crédit, empruntant jusqu’à 90 % du prix d’achat.
 
 L’abcès creva en 1929. Le marché financier s’effondra déclenchant une crise mondiale.
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