Foot US: Une grande première en Europe

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281007_nflllPour la première fois, la NFL s’est déplacée hors de l’Amérique du Nord dimanche soir pour un match de saison régulière et c’est à Londres, au stade de Wembley, que les New York Giants ont dominé sur le fil les Miami Dolphins (13-10). 

Ravagée par les blessures, la franchise de Floride a perdu ses huit matches jusqu’à présent, soit le plus mauvaise début de saison de la franchise depuis 42 ans.

Série plus positive pour les Giants qui aligne un 6e succès consécutif.

Carnet de voyage à New York

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Salut à tous
 
Ne manquez pas dans l’album les photos souvenirs de ma collègue de taf, Delphine, qui a réalisé son rêve en allant à New York. Merci donc à elle de nous faire profiter de ses beaux clichés de la grande pomme. Extrait !

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Qui était le vrai Jesse James ?

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De son vrai nom Jesse Woodson James, est le second fils d’un pasteur, Jesse naît près de Kansas City dans le Missouri. 435px-Jesse_james_portrait

Il a un frère, Frank James, plus vieux de 4 ans et une sœur de 2 ans sa cadette. En 1848, son père quitte la famille pour l’or californien, mais comme beaucoup, il meurt une fois arrivé sur place. Sa mère se remarie en 1852 avec un fermier dont elle se sépare 3 ans plus tard, puis une nouvelle fois avec un médecin, le Docteur Samuel. Les enfants connaissent donc un milieu familial plutôt instable.

Jesse James et ses frères grandissent dans une famille pro-esclavagiste et possédant des esclaves. Leur mère Zerelda notamment, femme forte et opiniâtre, élève ses fils dans l’amour du Sud. Elle verra toujours en eux non des hors-la-loi, mais des combattants de la Confédération.

Les premiers combats sanglants sur ce thème ont lieu chez eux, entre le Kansas et le Missouri, en 1850. Quand commence la guerre de Sécession, Frank s’engage aux côté des Sudistes, et rentre chez lui une fois quelques combats remportés.

En 1863, il se fait alors arrêter par les Nordistes, mais sa mère obtient sa libération. A cette occasion, leur ferme est saccagée et le beau-père à moitié pendu. Jesse est sauvagement battu par les Nordistes, ce qui le conduit à rejoindre Frank dans l’armée Sudiste, mais il est jugé trop jeune (il n’a que 16 ans).

Il s’engage alors en avril 1864 dans la bande de William Quantrill et William "Bloody Bill" Anderson, les bushwhackers, guerilla meurtrière et brutale, dont les crimes interdiront aux nordistes la reconnaissance du statut de combattants.

Mais cette vie s’arrête avec la capitulation du Sud à Appomattox en avril 1865.

La situation est très troublée. Alors qu’il se rend dans un camp Nordiste pour déposer les armes, il est attaqué et blessé en chemin. La famille est expulsée du Missouri pour le Nebraska où elle vit en petits fermiers et s’endette auprès des banques. La rancœur vis-à-vis de ces dernières amène les frères à attaquer la banque locale le 13 février 1866 : c’est la première attaque de banque en temps de paix, et les voleurs empochent 62 000 $.

Le 30 octobre de la même année, Jesse et Frank attaquent une nouvelle banque à Lexington. Ils profitent de la surprise (ce sont les premières attaques de banques) et de la mauvaise organisation de la police.

Pendant 15 ans, ils vont vivre d’attaques multiples de banques et de trains.

Ils attaquent leur premier train le 21 juillet 1873, leur première diligence le 15 janvier 1874. Leur régularité les fait très vite connaître car leurs vols et leurs meurtres sont abondamment relatés dans la presse. Les hommes politiques sont partagés, une majorité pense que ces bandits donnent mauvaise réputation et freinent l’immigration, mais d’autres tentent une explication sociologique : ce sont des « victimes de la guerre ». Jesse_James

Ainsi en juin 1870, le Kansas City Times et son éditeur John Newman Edwards, publie une lettre de Jesse James protestant de son innocence et affirmant que les anciens Confederés comme lui sont les vraies victimes dans le Missouri. Mais la violence du gang augmentant, il perdra tout ces appuis avec les années.

A partir de mars 1874, Thomas T. Crittenden, gouverneur du Missouri, veut lever une troupe pour arrêter ces forfaits, mais il n’obtient pas l’accord du Congrès du Missouri. Il fait alors appel à l’agence privée Pinkerton qui lance la chasse aux frères James.

Le 24 avril 1874 : Jesse épouse sa cousine, Zerelda "Zee" Mimms, dont le prénom vient de sa propre mère, Zerelda James. Ils auront deux fils, Jesse Edward (1875) et Robert (1878).

Le 26 janvier 1875, les Pinkerton ont vent que les James sont en visite à leur ferme. Ils décident de l’investir de nuit et lancent une bombe dans la maison. Elle explose, arrachant un bras à leur mère et tuant leur frère Archie, un enfant de huit ans.

Or, ni Frank, ni Jesse ne sont présents. Cette action sans efficacité provoque l’indignation d’une partie de l’opinion publique. Certains des élus démocrates se mettent à demander une amnistie, mais ces débats touchent peu les bandits qui continuent leurs larcins.

En 1876, leur vie est à un tournant : le 7 septembre, ils sont avertis qu’une banque du Minnesota à Northfield a d’importantes réserves et ils préparent une grande attaque, associés aux frères Younger. L’expédition est un fiasco total qui signe l’arrêt de leurs activités. Robert Ford

Les frères James vont alors s’installer dans le Tennessee sous des noms d’emprunt, pensant vivre de leurs rentes et finir leurs vies comme tranquilles fermiers. Mais très vite, Jesse remonte une bande qui écume la région jusqu’en 1881 et ils perdent rapidement leur anonymat.

En 1881 Jesse fuit à Saint-Joseph au bord du Missouri où il loue une maison avec sa famille. Il est trahi par des membres de sa bande, Charles et Robert Ford, avides de renommée et des 10 000 $ de récompense offerts par le gouverneur Crittenden : ils assassinent Jesse dans sa maison le 3 avril 1882, à 34 ans, alors qu’il dépoussière un tableau.

Apprenant la mort de son frère, Frank hésite quelques temps puis se rend aux autorités. Il est jugé et acquitté en août 1883.

L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

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Jesse James fut l’une des premières superstars américaines. On a écrit d’innombrables livres et récits sur le plus célèbre hors-la-loi des Etats-Unis.
 
Fascinants et hauts en couleur, ceux-ci se focalisent le plus souvent sur son image publique et ses exploits… avec un souci tout relatif de la vérité. Ceux que Jesse James pilla, ceux qu’il terrorisa et les familles de ceux qu’il tua ne virent en lui qu’un dangereux criminel.
La presse, qui suivit avec passion ses braquages tout au long des années 1870, jetait par contre sur lui et sa bande un regard des plus admiratifs.
 
Homme du sud, ancien guérillero, Jesse aurait agi au nom d’une cause, noble et tragique : se venger de l’Union qui avait gâché sa vie avant de le marquer dans son corps.
 
Ses concitoyens, de plus en plus urbanisés, de plus en plus coincés et réduits à une vie d’une désolante banalité, voyaient en lui le dernier des aventuriers. Un mythe vivant…
Robert Ford était l’un des plus ardents admirateurs de Jesse. Ce jeune homme idéaliste et ambitieux rêvait depuis longtemps de partager les aventures de son idole. Il était loin de prévoir qu’il entrerait dans l’Histoire comme "le sale petit lâche" qui tuerait Jesse James dans le dos.
 
Mais qui fut vraiment Jesse James, au-delà du folklore et du battage journalistique ? Et qui fut ce Robert Ford, entré à 19 ans dans le cercle des intimes de Jesse, qui réussirait à abattre chez lui l’homme que poursuivaient les polices de dix Etats ? Comment devinrent-ils amis ? Que se passa-t-il entre eux durant les jours et les heures précédant ce fatal coup de feu qui scellerait leurs destins ?
 
Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans ce western moderne, du réalisateur Andrew Dominik avec  Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard.
 
Sorti le 10 octobre 2007

 

GIBSON : La star des Guitares

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B.B. King, Angus Young, Jimmy Page… et tant d’autres guitaristes légendaires associés à tout jamais à la marque Gibson. Pour imposer sans complexe le slogan «Les meilleures guitares du monde» et recevoir l’adoubement de musiciens hors pair, Gibson a su innover et inventer.
 
1902,KALAMAZOO DANS LE MICHIGAN, ORVILLE H.GIBSON FONDE LA GIBSON MANDOLIN-GUITAR MANUFACTURING CO. LIMITED.

 
Fils d’immigré anglais, Orville Gibson est une sorte de marginal passionné. Seule la confection d’instruments l’amuse. Son talent d’acousticien associé à une curiosité sans bornes vont révolutionner le petit monde des fabriquants d’instruments de musique. Orville est un solitaire ; il aurait passé plusieurs séjours à l’hôpital psychiatrique de St. Lawrence. Il délaisse vite les ateliers de l’usine pour la table de travail de son garage.
 
C’est là qu’il expérimente et laisse libre cours à son imagination, dessine des mandolines et des guitares avec la table (le dessus de la caisse) incurvée – empruntant aux formes des violons Stradivarius – lui valant sa seule et unique invention brevetée. La facture de ses instruments sera le point de départ et la marque de fabrique des guitares Gibson. Il décède en 1918.
 
L’ESSOR DE LA GUITARE
 
L’entre-deux guerres est marqué par l’apparition des «big band», ce groupe de cuivres venus tout droit de la Nouvelle-Orléans, accompagnés généralement par un banjo. La tessiture du quatre ou cinq cordes permet aux banjoïstes de se distinguer nettement de l’orchestre sans amplification. Mais la roue tourne. C’est l’ère bénie des bluesmen, hurlant leur désespoir sur des guitares mal accordées aux quatre coins du pays. La vague prend forme, la guitare gagne ses titres de noblesse.
 
Présageant de ce qui allait bientôt être une lame de fond, l’entreprise Gibson recrute les meilleurs ingénieurs et acousticiens.

 
Calquée sur les Premiers modèles d’Orville Gibson, réappropriés judicieusement par Loyd Loar, sort de la manufacture de Kalamazoo au début des années vingt, la L5, guitare bombée creuse, percée sur les côtés de deux ouïes en forme de «f» desviolons. Les ingénieurs tentent d’y greffer un micro, mais la guitare produit des larsens épouvantables. Il faut attendre 1935 et les expérimentations de Walter Fuller, pour voir apparaître la première guitare électrique digne de ce nom.
 
Le micro est installé sur l’ouïe d’une guitare à table incurvée. Le 20 mai 1936, la première ES-150 (ES pour Electric Spanish) sort de l’usine. Gibson stoppe sa production pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsqu’il fait repartir les machines en 1945, Ted McCarty, l’audacieux président de Gibson, découvre une société américaine profondément bouleversée. L’air est au plaisir, à l’insouciance. Alors que l’Europe compte ses millions de morts, l’Amérique rompt avec ses années d’angoisse.
 
L’ARRIVÉE DE LES PAUL
 
Gibson, en situation de quasi-monopole, domine le marché et vend à tour de bras. Il y a bien un certain Leo Fender, qui s’escrime dans son atelier à confectionner des guitares électriques à corps plein, mais sans trop de succès. Jusqu’au jour où il annonce l’arrivée de la Broadcaster, une «Guitar solid body», guitare à caisse pleine.
 
C’est une révolution. La caisse creuse produisait des larsens insupportables, difficilement maîtrisés par les techniciens de Gibson, la caisse pleine offre des possibilités nouvelles, notamment un sustain (longueur de la note) époustouflant. C’est un nouveau défi pour Gibson, qui doit innover. Un nom revient aux oreilles du président. Il s’agit d’un certain Lester William Polfus, inventeur entre autres des consoles multipistes, et plus connu sous le nom de Les Paul.
 
LA LÉGENDE EST EN MARCHE
 
Lester Polfus confectionne dès 1941, c’est-à-dire avant Leo Fender, des guitares à caisse pleine. Il traîne le dimanche dans les ateliers d’Epiphone, situés dans le Queens, à New York, et laisse libre cours à sa créativité. Il scie en deux une Epiphone acoustique, y insère deux micros à simple bobinage, et visse un manche Gibson. Lester baptise sa créature «The Log», la bûche, pour son apparence rudimentaire.
 
Même si pour Gibson le prototype n’est qu’un «manche à balai avec des cordes et des micros», Lester rejoint l’équipe de Kalamazoo et s’attelle avec ardeur à sa nouvelle tâche. La légende dit que pour cacher ses secrets de fabrication, Lester laque d’or son meilleur prototype. Beaucoup plus abordable, la première Gibson Les Paul sort de l’usine en 1952.
Dorénavant, les ingénieurs de la firme doivent «sentir» le marché. La Les Paul Standard est déclinée en différents modèles, pour cerner au mieux la demande : Les Paul Custom (1954), Les Paul Special (1955). La même année, Gibson recrute Seth Lover, transfuge de Fender, qui développera les micros à double bobinage «humbucker». Des micros qui débarrassent des interférences, et qui confèrent aux guitares la rondeur et la légère coloration qui caractérisent le son Gibson.
 
TOUJOURS UN TEMPS D’AVANCE
 
En 1958, naît un extraterrestre, la Flying V, arrogante, ciselée, mais boudée par le public. Il faut attendre les performances de Jimi Hendrix, dont le nom reste aujourd’hui associé aux Stratocaster de Fender, pour voir les carnets de commande se remplir.
 
De la même manière, la Les Paul se vend mal à ses débuts. Gibson envisage même, un temps, de stopper sa production. Jusqu’au jour où le légendaire Jimmy Page de Led Zeppelin s’empare de la belle et l’intronise à tout jamais dans la cour des grands. Keith Richards, Eric Clapton, Brian Jones, ou encore Bob Marley : l’étendue des capacités de la guitare en fait la coqueluche des stars des années soixantedix à quatre-vingt.
 
Les rockers préféreront la SG («Solid Guitar»). Acérée, elle séduit Angus Young d’AC/DC et Tony Iommi de Black Sabbath. Les années quatre-vingt marquent un tournant. Dans les usines Gibson, les employés sont démotivés, le cahier des charges n’est plus respecté. Un amateur éclairé, Henry Juszkiewicz, rachète Gibson pour une bouchée de pain en 1986.
 
LA MÉTHODE JUSZKIEWICZ
 
Le nouveau PDG convie les luthiers à son discours inaugural. Devant ses quelque 70 employés, il rassemble les instruments qu’il juge imparfaits, met en marche la scie à ruban, et passe chacune des guitares à l’échafaud.
 
Aujourd’hui, Gibson compte 5 000 salariés dans le monde et une croissance annuelle de 20 %. La marque renoue aussi avec le culot. Gibson, en exclusivité mondiale, présente la première guitare digitale, la HD.6X-Pro, qui permet au musicien de régler et d’amplifier chacune des cordes.
 
Mais que les puristes se rassurent. La musique, au final, reste la rencontre entre un artiste et un instrument. Jimmy Page sublimant Stairway to Heaven en live grâce à sa Gibson EDS-1275, monstre à double manche, Alvin Lee du groupe Ten Years After maltraitant son ES-335 un soir d’août 1969 sur la scène de Woodstock ou encore B.B King embrassant, à la fin de ses concerts, les yeux pleins de malice, sa guitare Lucille, tendrement.

San Francisco – Golden Gate Bridge

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