Grace à Thanksgiving, les honneurs pour May et Flower

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C’était mercredi 21 novembre, est cela pour l’avant dernière fois, que le Président américain, George W. Bush, s’est rendu au jardin des roses, à la Maison Blanche, pour la grâce annuelle des dindes de Thanksgiving. P112007DB-0055.JPG

Chaque année comme le veux la tradition de Thanksgiving, le Président des Etats-Unis se doit de gracier deux dindes, principal base du repas de Thanksgiving et surtout de donner un nom à ces deux volatiles qui, pour cette année encore ne finiront pas au milieu de la table familiale accompagné de sauce aux airelles.

D’habitude, les propositions pour le nom qui sont donné aux deux dindes graciées sont puisées dans l’histoire de Thanksgiving.

Cette année le duo «May & Flower» ont eu les honneurs de l’évènement.

American Gangster

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Début des années 1970, New York. Frank Lucas a vécu pendant vingt ans dans l’ombre du Parrain noir de Harlem, Bumpy Johnson, qui en fait son garde du corps et confident. Lorsque son patron succombe à une crise cardiaque, Lucas assure discrètement la relève et ne tarde pas à révéler son leadership, son sens aigu des affaires et son extrême prudence, en prenant pour auxiliaires ses frères et cousins et en gardant un profil bas. 18828545

Inconnu de la police comme des hautes instances de la Cosa Nostra, Lucas organise avec la complicité d’officiers basés au Vietnam un véritable pont aérien et importe ainsi par avions entiers des centaines de kilos d’héroïne pure, qu’il revend à bas prix dans les rues de New York.

Tandis que Lucas amasse ainsi, en toute discrétion, une fortune colossale, l’inspecteur Roberts du NYPD enquête patiemment sur l’origine et le fonctionnement de ce marché parallèle d’un genre inédit, et finit par soupçonner l’insaisissable Frank Lucas.

Une étrange partie de cache-cache commence alors entre ces deux solitaires perfectionnistes dont les destins seront bientôt inextricablement mêlés…

C’est un article de presse qui est à l’origine d’American Gangster, publié le 14 août 2000 dans le magazine New York et intitulé The Return of Superfly.

Le journaliste y donnait un compte-rendu de ses entretiens avec Frank Lucas, trafiquant et pourvoyeur d’héroïne à grande échelle, chef de famille et figure charismatique de la communauté noire, qui revenait sur sa carrière de malfrat. Le titre fait allusion à Superfly, un monument de la Blacksploitation rendu célèbre par la chanson éponyme de Curtis Mayfield, monument qui aurait été inspiré de Frank Lucas lui-même. 18828560

Universal acquit les droits de l’article l’année de sa publication, mais le projet fut mis en stand-by jusqu’à ce que Ridley Scott soit désigné pour le mettre en scène.

Brian Grazer, le producteur d’American Gangster, voyait dans l’histoire du malfrat Frank Lucas une illustration de l’avidité du capitalisme "en col blanc". il explique : "Frank a pris pour modèle les valeurs du big business. Il a d’abord trouvé des contacts en Asie du sud-est, susceptibles de lui fournir la meilleure héroïne du marché, puis a conclu un deal avec des officiers américains stationnés au Vietnam pour transporter d’énormes quantités de drogue dans les cercueils à double fond des soldats rapatriés aux États-Unis. J’ai trouvé cette histoire fascinante de bout en bout."18818847

Afin de cerner précisément qui était vraiment le charismatique Frank Lucas, et pour mieux l’incarner sur grand écran, Denzel Washington lui rendit visite et enregistra leurs échanges.

Il évoque son expérience aux côtés du célèbre malfrat : "Je n’ai pas tenté de l’imiter, mais de faire ressortir son charme, qui est le trait dominant de sa personnalité. Je lui ai seulement demandé de ne me divulguer aucune information qui pourrait m’obliger à témoigner contre lui !" L’acteur, qui recueillit également nombre d’informations sur les trafics de stupéfiants de l’époque, et tout particulièrement celui de Lucas, conclut : "Mon objectif n’était évidemment pas de glorifier son passé de dealer, mais d’essayer d’illustrer son désir de rachat."18818849

Dans American Gangster, Russell Crowe incarne lui l’Inspecteur Richie Roberts, qui tentera tout pour mettre fin aux agissement de Frank Lucas.

L’acteur évoque ce personnage avec des mots empreints de mystère : "Ce scénario n’est pas un documentaire. Il donne une vision nécessairement partielle des événements et contient aussi certains détails fictifs, relatifs à la vie de Roberts. La trajectoire de cet homme pétri de contradictions n’obéit à aucun schéma traditionnel et ne se résume pas en quelques mots. On peut seulement tenter d’en livrer une certaine image."

Pour attraper le mafrat Frank Lucas, l’Inspecteur Richie Roberts s’entoure d’une galerie de personnage haute en couleurs, qui forme la SIU, précurseur de la fameuse DEA (Drug Enforcement Agency).

Russell Crowe évoque cette bande et le travail de comédien durant les scènes de groupes : "C’est une bande pour le moins pittoresque et très animée. Nous avons largement improvisé notre dialogue avec la complicité de Ridley, qui donne une grande liberté à ses comédiens. Ces scènes demandaient une vigilance particulière. Il fallait connaître à fond les personnages et la situation pour maintenir le tempo et se renvoyer effi cacement la balle."

18828565 Le tournage d’American Gangster s’est bien entendu déroulé à New York, coeur-même des événements, à la fois dans le quartier de Harlem et sur les cinq sections de la ville, ainsi qu’à Long Island et dans une partie du Nord de l’État.

Ridley Scott, qui connaissait bien les quartiers populaires de New-York pour avoir passé de longs mois dans le Bowery au début des années 60, explique : "Je savais comment m’y prendre pour recréer en plans larges et dans toute sa dimension le Harlem de l’époque." L’équipe filma par ailleurs une petite partie du film en Thaïlande.

L’actrice Ruby Dee, qui a bien connu Harlem, résume bien l’époque abordée dans American Gangster et l’influence des fameux gangsters sur le quotidien : "L’époque dont traite ce film est encore présente dans ma mémoire. Les gangsters jouaient un rôle important dans notre communauté, ils y étaient pleinement intégrés. À Thanksgiving, deux ou trois jeunes venaient de leur part livrer la dinde traditionnelle aux habitants du quartier. À Noël, nous recevions des jouets. C’est seulement plus tard que j’ai fait le rapprochement entre ces actes de générosité, la pègre et les politiciens locaux." Cuba Gooding Jr., qui incarne l’un de ces gangsters, plus précisément le grand rival de Frank Lucas, raconte de son côté que "ces super-dealers étaient d’authentiques célébrités, au même titre que certaines de nos stars ou vedettes du sport. Ils entretenaient des liens étroits avec le peuple et les quartiers populaires."

Date de sortie : 14 Novembre 2007

Réalisé par Ridley Scott, avec Russell Crowe et Denzel Washington.

Histoire d’immigration, une part d’Italie dans GOLDEN DOOR

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Le 8 novembre a marqué la sortie en DVD d’un film franco-italien contant un part de l’histoire américaine, GOLDEN DOOR. 18750174

Celle de l’immigration vers le Nouveau Monde. Après l’épatant Respiro, le cinéaste italien Emanuele Crialese rend hommage à ses ancêtres via cette fresque épique sur l’immigration, aux accents oniriques et poétiques fascinants. Le film a d’ailleurs remporté le Lion d’argent de la Meilleure révélation cinématographique au festival de Venise en 2006.

Voici l’histoire:

Début du XXème siècle. Dans un coin perdu de la campagne sicilienne, vit une famille de paysans qui s’échinent sur le même lopin de terre depuis des générations.

Ils mènent une existence en harmonie avec la nature et cohabitent avec les esprits de leurs défunts. La monotonie de leur vie quotidienne est interrompue par des récits du Nouveau Monde, de leurs habitants, et des innombrables richesses de cet Eden…

Salvatore décide de vendre tout ses biens : sa terre, sa maison, son bétail pour partir avec ses enfants et sa mère âgée mener une vie meilleure de l’autre côté de l’océan.

Mais pour devenir citoyen du Nouveau Monde, il faut mourir et renaître un peu. Il faut abandonner les traditions séculaires et les vieilles croyances de sa terre, il faut être sain de corps et d’esprit savoir obéir et jurer fidélité si l’on veut franchir "La Porte d’Or"…

En coulisse:18674036

Pour Charlotte Gainsbourg, actrice principale dans ce film, le scénario était passionnant, et il était accompagné de documents visuels : des images magiques, des lieux, des gueules, le bateau… Une page d’histoire que je ne connaissais pas et le sentiment de toucher à quelque chose de très authentique dans la culture italienne, je n’ai pas eu une seconde de doute. J’avais sur ce projet un point de vue extérieur, comme une étrangère. "

Le réalisateur quant à lui précise avoir mis de côté les livres d’histoire afin de se consacrer à l’étude des "paroles de papier", c’est-à-dire, les lettres écrites par des millions d’italiens partis de leurs pays pour rejoindre le nouveau monde et qui décrivent ce qui se passe réellement… 18748715

Dans Golden Door, Emanuele Crialese a décidé de reconstruire une mémoire, " une mémoire sélective et donc, dans une certaine mesure, incomplète. Une mémoire latente et remplie d’éléments plus ou moins volontairement refoulés. " Le réalisateur ajoute " je n’étais pas intéressé par le récit historique ou social et encore moins par l’histoire des masses.

J’ai voulu aller à la rencontre du particulier, de l’individu qui quitte sa terre natale et, à travers ce voyage, et se métamorphose d’homme ancien en homme moderne. 18481686

L’homme qui part emporte avec lui peu d’objets mais tous ses morts. C’est un homme qui a vécu avec un sens aiguë de l’identité et de la mémoire, la mémoire des histoires qui lui ont été transmises par son père et son grand-père. "

L’homme du nouveau monde emporte avec lui ses souvenirs et sa mémoire mais n’a plus sa terre d’origine, il doit alors tout reconstruire matériellement mais garde ses souvenirs.

Emanuele Crialese a consacré une année entière à l’étude des documents et des procédures qui furent appliquées à Ellis Island, l’île de la quarantaine, durant les vingt premières années du vingtième siècle. 18674035

Le réalisateur a ainsi découvert qu’Ellis Island n’était pas uniquement un lieu d’accueil temporaire des nouveaux arrivants mais qu’elle faisait également office de centre de sélection.

Les immigrants étaient inspectés par les services de la Marine américaine.

Tous les types d’handicaps qui pouvaient empêcher les jeunes émigrants de travailler et de gagner leur vie, étaient enregistrés comme imperfection et les personnes concernées immédiatement déportées. Ceux qui avaient démontré qu’ils étaient en parfaite forme physique, étaient ensuite soumis à des tests " d’intelligence ou d’aptitude ". 18748721_w434_h_q80

Une fois tous les tests réussis, les émigrants pouvaient faire partie intégrante du Nouveau Monde.

Au début du XXè siècle, l’esclavage a été aboli depuis peu aux Etats-Unis et les immenses territoires ont besoin de bras jeunes et d’esprits volontaires.

En Italie, les départs massifs sont bien vus puisqu’ils soulagent le pays d’hommes qui réclament le droit à la propriété, qui ne supportent plus d’avoir faim et qui sont prêts à tout pour trouver une issue à leur misère. 18748713

Les premières photos du nouveau monde arrivent dans les campagnes. Des images prétendument véridiques d’hommes minuscules à côté de légumes géants circulent dans toutes l’Europe afin d’attirer les personnes vers ce Nouveau Monde… L’Amérique réussit donc à attirer ces hommes qui ont soif de nouveauté.

Les images du Nouveau Monde qui circulaient en Europe étaient des photos montages, montrant que l’Amérique était riche, contrairement à l’Europe.

Ces photos sont les premières formes de propagandes qui arrivent d’Amérique pour encourager les paysans à quitter leur terre aride pour une terre d’abondance assurée.

A voir et à découvrir, GOLDEN DOOR !

Chapitre 6 : L’entrée dans la Seconde Guerre Mondiale

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La neutralité fut à nouveau la première réaction des États-Unis lorsque la guerre éclata en Europe en 1939. Attack_on_Pearl_Harbor_Japanese_planes_view

Mais le bombardement de la base navale de Pearl Harbor, à Hawaii, par les Japonais en décembre 1941, entraîna le pays dans la guerre, d’abord contre le Japon puis contre ses alliés, l’Allemagne et l’Italie.

Les états-majors américain, britannique et soviétique convinrent de se consacrer d’abord à la défaite de l’Allemagne. 476px-Franklin_Roosevelt_signing_declaration_of_war_against_Japan_December_1941

Des forces britanniques et américaines débarquèrent en Afrique du Nord en novembre 1942, puis envahirent la Sicile et l’Italie en 1943 et libérèrent Rome le 4 juin 1944.

Deux jours plus tard, les troupes alliées débarquaient en Normandie.

Paris fut libéré le 25 août et, dès le mois de septembre, des unités américaines traversaient la frontière allemande.

Les Allemands capitulèrent finalement le 5 mai 1945. Missouri-flyover

La guerre contre le Japon reçut un coup d’arrêt brutal en août 1945, lorsque le président Harry Truman donna l’ordre de lâcher des bombes atomiques sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki.

Près de 200.000 civils périrent.

La question suscite encore de vives polémiques, mais le principal argument en faveur de la bombe A était que les pertes auraient été plus élevées dans les deux camps si les Alliés avaient dû envahir le Japon.

La course au coeur de la Grande Pomme

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C’est aujourd’hui que se déroule Le marathon de New York qui est certainement le plus renommé des évènements sportifs, bien qu’il ne détienne pas le record du nombre de coureurs (de 25 000 à 30 000 participants… contre plus de 45 000 pour celui de Londres !). start_nyc_marathon_vertical

Tous les ans, presque deux millions de spectateurs encouragent les coureurs tout au long du parcours, et plus de 315 millions de téléspectateurs les suivent de chez eux. La course part de Staten Island, près du Verrazano-Narrows Bridge. Ce pont,normalement réservé au trafic des véhicules, est totalement fermé pour l’événement. Pendant les premières minutes de la course, il est submergé de coureurs.

L’image fait chaque année le tour du monde et reste toujours le point fort de ce marathon. Le tracé passe ensuite par Brooklyn puis par le Queens. Les concurrents traversent l’East River pour rejoindre Manhattan, avant de terminer dans Central Park. Cette année, le Français Yohann Diniz participe à l’épreuve, et espère boucler les 42,195 km en 3 h 15.

Le premier marathon de New York s’est tenu en 1970, les 127 concurrents présents ont couru plusieurs boucles autour de Park Drive dans Central Park. Seulement une centaine de spectateurs ont pu observer la victoire de Garie Muhcke en 2 h 31 min 38 s.

Pour cette première édition, seulement 55 coureurs ont passé la ligne d’arrivée. Au cours des années, le marathon s’est beaucoup développé.

Afin de s’adapter au nombre grandissant des participants, en 1976, le co-fondateur de la course Fred Lebow, décide de re-dessiner le parcours pour que les coureurs puissent traverser les cinq boroughs (quartier) sur lesquels la ville de New York s’étend. Ce marathon a accru sa popularité deux ans après lorsque la norvégienne Grete Waitz bat le record du monde en passant la ligne d’arrivée après 2 h 32 min 30 s de course. Elle gagnera neuf fois en 11 participations, en créant un record sans précédent.

Une section officielle pour les compétiteurs en fauteuils roulants a été créée en 2000. Lors de l’édition de 2002, les femmes d’élite ont commencé leur course 35 minutes avant le départ des hommes d’élite et du reste des coureurs.

Pour suivre les évènements de la course et retrouver les photos de l’album vous pouvais vous rendre sur le site officiel de l’épreuve: http://www.nyrrc.org