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GQ Magazine Septembre 08

Le Vice-Président des Etats-Unis

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A l’heure ou le candidat démocrate Barack Obama annonce officiellement le nom de son colistier à l’élection présidentielle américaine de 2008. S’il venait à être élu, c’est l’expérimenté Joseph Biden, qui endosserait les fonctions de Vice-Président des Etats-Unis.

Cette évènement dans l’actualité nous permet de s’intéressait aujourd’hui à une fonction de la scène politique américaine qui pour nous français est totalement inconnu, celle de Vice-Président.600px-US_Vice_President_Seal_svg

Le Vice-président des États-Unis est le premier sur la ligne de succession présidentielle, il succède au Président en cas de décès, démission, incapacité ou impeachment de ce dernier. Il est élu en même temps que ce dernier par le même collège électoral de grands électeurs.

Bien que considéré comme le second personnage de l’exécutif américain, la Constitution américaine ne donne aucun rôle exécutif au vice-président. Il peut se voir attribuer des fonctions par le Président des États-Unis mais il n’agit alors que comme un agent du président.

Beaucoup de vice-présidents dans le passé n’ont exercé aucun rôle dans l’exécutif.

Constitutionnellement, le vice-président est le président ex officio du Sénat des États-Unis. Ce rôle ne lui octroie que peu de pouvoir sur les affaires de l’État et le cantonne à un travail essentiellement procédural. Il est tenu de ne pas intervenir dans les débats au Sénat. Cependant, il a la possibilité, en cas d’égalité au Sénat, de faire jouer sa voix pour éviter le blocage de la Chambre haute.09-troops-v2566-28-db-398h

Le douzième amendement de la Constitution des États-Unis déclare que « aucune personne constitutionnellement inéligible à la fonction de Président ne sera éligible à celle de Vice-président des États-Unis. » Cependant contrairement à la limitation de deux mandats imposé à la Présidence par le XXIIe amendement de la Constitution, il n’y pas de restriction du nombre de mandats que peut exercer une personne à la Vice-présidence.

Pour servir à la Vice-présidence, une personne doit être :05-redroom-v2520-23-db-398h

 

  • né citoyen américain et avoir au moins 35 ans ;
  • avoir vécu aux États-Unis pendant au moins 14 ans ;
  • être éligible au poste de Président (tel que défini dans le XXe amendement).

Le candidat à la vice-présidence des principaux partis politique est formellement choisi lors de la Convention de chaque parti qui se tient quelques mois avant l’élection, à la suite du choix de leur candidat à la présidence. v011606db-0061-398h

Le processus officiel est le même que pour le choix du candidat à la présidence avec un vote des délégués lors de cette Convention. Dans la pratique, le candidat à la présidence influe considérablement sur le choix et au cours du XXe siècle, il est devenu habituel que ce dernier, une fois assuré de l’investiture de son parti, choisisse son running mate, son candidat à la vice-présidence, formant alors un ticket pour l’élection. Ce choix est ensuite entériné les délégués de la Convention.

Le choix du candidat à la vice-présidence repose sur des considérations hautement électorales : un candidat qui puisse renforcer le candidat à la Présidence dans des États (le ticket Kennedy-Johnson de 1960) ou dans des domaines de compétences (les tickets Clinton-Gore en 1992 ou Bush-Cheney en 2000) où il manifeste des lacunes. Le choix peut aussi permettre d’unifier le parti et de le mettre en bonne ordre de bataille pour la campagne électorale dans le cas de primaires divisant le parti.08-afii-v1554-12-db-398h

Pendant les 200 premières années de l’histoire des États-Unis, la vice-présidence sera essentiellement un rôle honorifique, sauf en cas de décès du Président.

En 1933, Franklin D. Roosevelt accru la stature du Vice-président en renouvelant la pratique de le convier aux réunions du Cabinet, ce qui sera maintenu par tous les présidents par la suite. Après la mort de Roosevelt, Truman devint président. Le besoins de garder le vice-président au courant des questions de sécurité national devint clair. Le Congrès fit donc du vice-président l’un des quatre membres statutaires du Conseil national de sécurité en 1949.

À partir de 1961, le rôle de vice-président va prendre de l’ampleur avec la nomination, par le Président John F. Kennedy, du vice-président Lyndon B. Johnson à la tête, entre autres, du programme spatial national (qui devait par la suite devenir la NASA).

Le Président Jimmy Carter fut le premier président a formellement accordé à son vice-président, Walter Mondale, un bureau dans l’aile Ouest de la Maison Blanche et lui donna quelques responsabilités. Bill Clinton et son vice président Al Gore étendront le rôle du vice-président, Gore s’impliquant au Conseil national de sécurité et possédant de nombreuses prérogatives dans les domaines économiques et des affaires étrangères.03-phone-v2532-21-db-398h

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, le Président donne de larges pouvoirs à Dick Cheney, créant un exécutif à deux têtes pour que l’État ne soit pas paralysé en cas d’attaque terroriste contre le Président Bush, contraint par les circonstances et son manque de connaissance des dossiers, voit plus son vice-président comme un bras droit que comme un remplaçant en retrait des affaires publiques.

Souvent le vice-président va prendre des positions plus extrêmes que le Président pour contenter la base sans couper le Président de l’opinion publique. Il peut aussi servir de remplaçant au Président pour les visites à l’étranger : montrer le soutien ou l’intérêt du gouvernement sans pour autant envoyer le Président en personne.

En cas d’incapacité du vice-président, c’est le speaker de la Chambre des représentants des États-Unis, deuxième sur la ligne de succession présidentielle qui est nommé président.

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L’actuel vice-président des États-Unis est Richard Bruce "Dick" Cheney depuis 2001.

Les bureaux officiels du vice-président se situent dans le Old Executive Office Building, à proximité immédiate de l’aile Ouest (West Wing) de la Maison Blanche où il peut d’ailleurs, suivant sa proximité avec le Président, également disposer d’un bureau.01-oval-v2334-11-db-398h

Sa résidence officielle est depuis 1974 le Number One Observatory Circle, une maison sur les terrains de l’Observatoire naval des États-Unis à Washington. Auparavant, il résidait dans son domicile privé.

Un Vice-Président en France ?

L’idée n’est pas absurde est a même été évoqué par le Premier Ministre, François Fillon en juillet 2007. Il a évoqué, lors d’un tchat, l’idée, en France, d’un système bicéphale. Si le pays y était prêt, François Fillon ne verrait aucun inconvénient à la disparition du Premier ministre. Dans la France « audacieuse » qu’il entend bâtir, le chef de l’Etat serait aussi le chef du gouvernement. Il serait assisté d’un vice-président. « La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu’au bout, c’est le vrai régime présidentiel. On a un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même», a expliqué François Fillon, précisant toutefois qu’à son avis, « la France n’est pas aujourd’hui prête à accepter un système comme celui-là ».

Affaire à suivre, en tout cas, Nicolas Sarkozy, qui s’inspire dans sa manière de gouverner de celui des Etats-Unis à certainement déjà penser à un système double et à la nomination qui sait, un jour ou l’autre, d’un Vice-Président à la française.

Les plaques d’immatriculation américaine, la carte d’identité de chaque Etats

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Aux Etats-Unis, la plaque d’immatriculation est depuis toujours bien plus qu’un simple moyen d’identifier un véhicule : c’est aussi et surtout un ornement caractéristique et très folklorique.

Ces objets aux couleurs vives sont aujourd’hui devenus un véritable phénomène de société aux Etats-Unis et séduisent les collectionneurs jusqu’en Europe.Kim-Reierson-california_dre

Quels sont les raisons pouvant expliquer l’attirance du passionné européen pour les plaques américaines ? Sans doute le nom même des Etats et des territoires inscrits sur chacune de ces plaques : des noms qui évoquent dans notre imaginaire des lieux mythiques, que nous connaissons tous, même si nous ne les avons visités qu’à travers les séries et les films américains. Nous avons tous pu admirer, dans les productions hollywoodiennes, des plaques portant un mot d’esprit, le prénom du propriétaire, le nom de son équipe préférée ou un simple acronyme que seuls l’automobiliste et quelques initiés peuvent déchiffrer.

Californie Les plaques d’immatriculation américaines sont nées il y a plus de 100 ans. Leur histoire coïncide de fait avec celle du succès de l’automobile au début du XXème siècle. Les Etats-Unis connaissaient alors une croissance industrielle spectaculaire, la plus rapide du monde, qui touchait également le secteur de l’automobile.

Les premières plaques étaient souvent fabriquées en métal émaillé de différentes couleurs. Dans de nombreux états, il incombait au propriétaire de s’équiper, ce qui avait pour conséquence une grande variété de modèles et de matériaux.

Plus tard, entre 1903 (dans le Massachusetts) et 1918 (en Floride), tous les Etats américains se mirent à distribuer aux automobilistes des plaques d’immatriculation standard, dont la fabrication était confiée aux détenus dans les pénitenciers (c’est encore le cas aujourd’hui, ce qui permet à l’administration de faire des économies et aux détenus de gagner un peu d’argent et d’avoir une activité professionnelle encadrée).Dakota du sud

A cette époque, les modalités d’immatriculation se distinguaient déjà des normes européennes : les plaques étaient distribuées une fois par an, avec l’année de validité moulée dans le métal et des couleurs et des styles qui variaient chaque année. La plaque était donc également un certificat de paiement attestant au premier coup d’œil que l’automobiliste avait payé la taxe de circulation.

Cette caractéristique, associé au fait que la plaque était et restait la propriété de l’automobiliste, et qu’il pouvait donc en disposer à sa guise une fois qu’elle n’était plus valable, fut à l’origine des premières collections : de nombreux automobilistes se mirent en effet à tapisser les murs de leur garage ou de leur cabane à outils avec les plaques récupérées au fil des ans. Les plaques devinrent également un objet de décoration typique dans les bars et restaurants.Kansas

Pendant la Première Guerre Mondiale, l’industrie des armes avait besoin de tous les métaux disponibles : c’est ainsi que de nombreux Etats furent obligés d’introduire des modèles de plaques prévus pour durer plusieurs années.

En 1924, alors que moins de 100 000 véhicules circulaient en France, les Etats de New York et de Californie dépassaient le million d’automobiles immatriculées ! Dans les premières années du XXème siècle, il sembla donc nécessaire aux législateurs de rédiger des règles régissant l’utilisation de ces nouveaux véhicules : le nombre d’automobiles allait en s’accroissant, et avec les premiers accidents de la route, il devint évident qu’il fallait trouver un moyen d’identifier un véhicule et son propriétaire. Les Etats, les comtés et même les municipalités commencèrent à tenir des registres recensant soigneusement tous les véhicules en circulation, et à imposer des taxes. Les automobilistes furent ainsi obligés d’afficher clairement sur une plaque les éléments de l’immatriculation.Michigan

L’époque où l’on sortait une plaque chaque année, en ne modifiant parfois que la couleur du fond et la date de validité, était finie. Une nouvelle ère venait de commencer sous le signe de la variété et de l’imagination. Dès les années 20, certains Etats exploitèrent les plaques d’immatriculation pour vanter leurs attractions touristiques et leurs traditions culturelles. C’est ainsi que les premiers graphismes firent leur apparition, et avec eux les slogans attirant l’attention de ceux qui voyaient la plaque sur certains lieux touristiques. Les pionniers furent l’Idaho et le Massachusetts, en 1928 : le premier introduisit le dessin d’une pomme de terre sur le fond de ses plaques accompagné du slogan « Idaho Potatoes », pour vanter le principal produit de l’agriculture locale. Le second opta pour une petite silhouette de baleine entre le nom de l’Etat et l’année de validité, pour symboliser la florissante industrie de la pêche au gros.Nebraska

Par la suite, tous les autres Etats, à des époques diverses, se mirent à enrichir leurs plaques d’immatriculation de symboles graphiques et de divers slogans qui contribuèrent à alimenter l’intérêt pour ces objets. Des motifs de plus en plus colorés et complexes furent introduits sur les plaques à partir des années 60, avec l’arrivée de la sérigraphie sur métaux laminés réfléchissants. La première grande occasion de mettre à l’épreuve les nouvelles techniques graphiques fut donnée par la célébration du bicentenaire de l’Union en 1976 : de nombreux Etats émirent alors des séries spéciales avec des motifs assez marquants, toutes dans les couleurs du drapeau américain : le bleu, le blanc et le rouge. A compter de cette date, le graphisme s’impose définitivement sur les plaques d’immatriculation, dans une explosion de styles et de couleurs, et avec des motifs décoratifs de plus en plus élaborés.

Quel avenir pour les plaques américaines ?Wyoming

On peut essayer de l’imaginer en observant les innovations techniques de ces dernières années : le graphisme digital permet d’introduire des codes-barres utiles aux forces de l’ordre, des hologrammes ou des filigranes pour lutter contre la contrefaçon ; certaines plaques peuvent être fabriquées selon des techniques entièrement digitales, le numéro d’immatriculation n’étant alors plus en relief, mais simplement imprimé sur un support réfléchissant.

Les collectionneurs ont vraiment de quoi nourrir leur passion : des vieilles plaques émaillées poussiéreuses du début du XXème siècle aux tout derniers modèles colorés et graphiques, en passant par les plaques décorées des années folles : un panorama que l’on peut aujourd’hui comparer à celui de la philatélie ou de la numismatique, et qui peut devenir un hobby passionnant et très original.

Ça s’est passé comme ça chez McDonald’s

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Deux tranches de pain et un steak ont permis à McDonald’s de s’imposer, en un demi-siècle, comme le leader mondial du fast-food. Des milliards de hamburgers vendus, une enseigne désormais installée dans 119 pays. Retour sur cette incroyable ascension.first_mcdonalds

CA SE PASSE EN 1937, EN CALIFORNIE. LES FRÈRES DICK ET MAC MCDONALD DÉCIDENT D’OUVRIR UN STAND DE HOT-DOG À ARCADIA.

Trois ans plus tard, ils déménagent à San Bernardino et renomment leur stand «restaurant McDonald’s». Le menu s’élargit alors à vingt-cinq produits, dont les fameux sandwichs au boeuf et au porc. Si le hamburger est né à Hambourg, en Allemagne, c’est aux Etats-Unis qu’il fait le succès des frères McDonald. Le restaurant devient le rendez-vous des jeunes. mcdonalds En 1948, après avoir constaté que 80 % de leurs revenus provenaient des hamburgers, Dick et Mac se spécialisent dans ce type de produit et inventent alors le «Speedee Service System», qui repose sur la rapidité du service et la production de masse. Le concept McDo est créé.

Cinq ans plus tard, ils décident de franchiser leur restaurant. En moins de trois ans, sept McDonald’s ouvrent leurs portes aux Etats-Unis. Cette réussite suscite bientôt l’intérêt.

Impressionné par la rapidité du service et le faible prix de ces petits pains, un certain Ray Kroc s’immisce en 1955 dans l’aventure. Il suggère aux frères McDonald de développer leur réseau de franchise.

Six ans plus tard, ce vendeur de machines à milkshake rachète l’entreprise, pour un montant de 2,5 millions de dollars. 20061213mcdonalds

UN BEL APPÉTIT

Pour M. Kroc, les succès commerciaux se succèdent. En 1974, McDo ouvre son 3 000e restaurant, à Woolwich, au sud-est de Londres. En France, il faudra attendre 1979 pour voir l’implantation de la première enseigne, à Strasbourg. La guerre froide révolue, l’entreprise s’installe aux quatre coins du monde et la carte s’enrichit de nouveaux hamburgers. Une belle réussite pour celui qui a souvent espéré un tel avenir : «Je voyais en pensées des restaurants McDo installés à tous les carrefours du pays.», confiait Ray Kroc.

Si l’entreprise McDo maîtrise le savoir-faire du hamburger, elle possède surtout l’art de la publicité. Pour renforcer son impact, la marque alimentaire s’associe rapidement à deux autres multinationales : Coca-Cola et Walt Disney. La tactique marketing s’est développée ces dernières années, par des accords de partenariat avec des entreprises ou des événements appréciés par une grande majorité de la population mondiale : les Jeux Olympiques, la Coupe du monde de football, le championnat de basket américain NBA…ap_mcdonalds_food_070806_ms

Résultat de ces campagnes publicitaires, la marque est la plus connue au monde après Coca-Cola.

LES ENFANTS AVANT TOUT

Autre facteur de cette réussite, aux Etats-Unis, McDo a su choisir sa cible : les enfants. Pour les séduire, le personnage du clown Ronald fut créé en 1963. Vingt ans plus tard, 96 % des petits Américains le reconnaissent, avant même le Père Noël. Pour l’accompagner, de nombreux autres personnages du «McDonald’s land» sont créés. L’entreprise continue donc de bâtir son image autour des jeunes générations. Ainsi, dans les années soixante-dix, McDonald’s s’implique dans diverses organisations caritatives liées à l’enfance.

La marque ouvre les Maisons Ronald McDonald, pour accueillir les familles d’enfants gravement malades. On en dénombre aujourd’hui huit en France. Mais le succès s’accompagne souvent d’une période de crise. L’entreprise n’y échappe pas.

Procès, concurrence, obésité et vache folle détournent les clients de l’enseigne. En 2002, c’est la première perte trimestrielle de l’histoire de l’entreprise.

Mais depuis, les McBacon, Chicken Nuggets, Happy Meal et autres saveurs du fastfood ont su retrouver leurs consommateurs. L’entreprise a renoué avec les profits et continue d’innover. EMIRATES ROYAL VISIT

En France, de nouveaux services sont développés : une radio 100 % McDonald’s, l’internet wi-fi gratuit dans de nombreux restaurants et le magazine « Ca se passe comme ça » font de chaque restaurant un lieu de vie à part entière.

L’entreprise ne s’arrête pas là. Elle a récemment annoncé l’ouverture en France de McCafés. Ces espaces de 15 m2, intégrés aux restaurants, mélangent à la fois le concept de café, de salon de thé et de boulangerie-pâtisserie.

Les premières ouvertures, à Lyon et à Paris, sont encourageantes. Ces restaurants enregistrent 5 % de leur chiffre d’affaires dans ces nouveaux espaces. Pour l’instant, ils ne sont qu’une dizaine, mais McDonald’s France devrait en ouvrir plus de 200 dans les 3 prochaines années.

Côté menu, là aussi, l’entreprise innove en présentant régulièrement des séries spéciales de burgers. Généralement associés à une région ou à un pays, ils séduisent les appétits. Des hamburgers «en série limitée», retirés de la carte trop rapidement au goût des fans de McDo.

Mc Donald’s est aujourd’hui le numero 1 du fast-food en France, véritable phénomène venu directement d’outre atlantique, les générations Mc Do comme la mienne ont grandi avec la marque, petit ou grand, qu’on aime ou pas, Mc Donald’s reste le resto convivial ou l’on trouve toujours de quoi grignoter… avec modération biensur !

Converse – L’étoile des baskets

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On la sait indémodable, intemporelle, inclassable. Pourtant, chaque génération la fait sienne et croit l’avoir redécouverte. Près de 90 ans après la première paire, la chaussure en toile a toujours la même forme. arguConverse

Au premier regard, elle apparaît peu confortable: semelles plates se terminant en arrondi, forme longiligne allongeant les grands pieds, toile légère aux couleurs criardes…Et pourtant, n’importe quel «propriétaire» de Converse soulignera son côté pantoufle.

TOILE ET PLASTIQUE

La Converse, chacun se l’approprie, la fait sienne et l’use à l’excès. La toile légèrement écorchée, signe d’une plus grande souplesse, elle gagne en affection et devient objet de fétichisme pour ceux qui la portent. Depuis quelques années, grâce notamment à un nouveau marketing axé sur la «jeunesse dynamique et branchée», elle s’impose comme «la» basket de référence. converse2

Pour faire son marché ? Converse.

Pour les ballades en ville ? Converse.

Pour faire du skateboard ? Converse.

Et pour faire du sport, Converse ?

Autrefois, oui. Aujourd’hui, n’importe quel vendeur sportif déconseillerait de courir plus de 2 kilomètres en Converse. Pourtant, à l’origine, c’était bien une chaussure de sport, destinée aux équipes de basket-ball américaines.

CHUCK TAYLOR

La marque Converse est née à Malden, dans le Massachusetts, en 1908. Son fondateur, Marquis Mills Converse, conçoit une chaussure de tennis souple et légère. En 2 ans, l’usine passe de 15 à 360 employés et produit chaque jour 4 000 paires. converse1

La chaussure, aujourd’hui connue sous le nom de Converse, naît en 1919, pour toucher le milieu du basket-ball. C’est la Converse All Star : fine, légère, souple, mais assurant un excellent maintient de la cheville, converse4 indispensable aux basketteurs. Au départ, le choix des coloris est limité : blanc ou noir.

En 1921, le basketteur Charles Chuck Taylor adopte la chaussure à chacun de ses matchs et devient l’ambassadeur de la marque. Et Converse le lui rend bien : en 1923, la signature «Chuck Taylor» est officiellement présente sur la pastille All Star qui recouvre la malléole dans la partie interne du pied. Succès garanti pendant 40 ans environ : la basket demeure la chaussure officielle de la NBA.

CONVERSE SERA TOUJOURS ALL STAR

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée américaine fait appel à la marque de Malden pour la fournir en chaussures de port et autres équipements. Converse se diversifie et développe des tenues de sport : blousons, pull-over, parkas. Mais, la marque peine à développer ces autres secteurs d’activité. 5018-converse-all-star-demon-gris-m

Converse sera toujours associé à la All Star. Dans les années 1960, la marque réagit et relance la All Star avec une nouvelle version, basse cette fois, appelée «Oxford», dans sept coloris différents. Et, pour remplacer la pastille colée sur la malléole, signe d’identité de la All Star Chuck Taylor, la Oxford possède un petit rectangle noir sur le talon. Pour les collectionneurs, ce rectangle noir vaut de l’or, puisqu’il signe les baskets fabriquées avant 1980. Après, le rectangle vire au blanc, et les coloris se multiplient : on trouve aujourd’hui les Converse en près de 200 coloris différents. converse_03

ALL STAR ROCK STAR

La All Star, basse ou haute, est la basket des années 1960-1970. Elle chausse les aficionados punk, rock ou hippies, à l’entrée des salles de concert mythiques : le CBGB à New York, le Marquee à Londres ou l’Olympia à Paris.

Les Rolling Stones, les Sex Pistols ou les Ramones la portent sur scène. Le cinéma emprunte aussi son image : en regardant bien, on l’aperçoit aux pieds des acteurs dans certaines scènes de West Side Story et dans Rocky. star_Petit_Nuage

MAIS LA CONCURRENCE…

Cependant, sur les parquets de basket-ball, la All Star n’est plus la coqueluche des joueurs. Elle est dépassée par les marques nouvelles, Adidas ou Nike, et leurs modèles plus techniques.

Adidas attaque le marché dès 1960 avec la Promodel, rapidement adoptée par la majorité des joueurs de NBA. Après une période de creux, la marque étoilée réplique en 1979 avec la All Star «Pro Leather», une basket en cuir montante, beaucoup plus lourde que la Chuck Taylor, mais surtout mieux adaptée au basket-ball moderne, plus rapide et plus «musclé».

L’histoire se répète, puisque la Pro Leather est adoptée par le champion Julius Erwin, appelé «Dr J», qui sera à l’origine d’une série limité gravé du chiffre 6. Ce n’est pas suffisant pour sauver Converse, dont le chiffre d’affaires, maintenu dans le vert grâce aux ventes constantes de la All Star, reste trop faible. converse

L’ÉTERNEL RETOUR

La marque ne survit pas aux années 1990 et dépose le bilan en 2001. Après deux ans de tergiversations, Converse est rachetée par Nike, pour 305 millions de dollars. Un rachat qui a indéniablement contribué à relancer la petite chaussure en toile, bénéficiant de la puissance marketing de la marque à la virgule. Retour, éternel retour ?

On a pourtant l’impression que la Converse n’a jamais quitté les pieds des urbains branchés, traversant les modes et les époques. Aujourd’hui, la All Star est aussi la chaussure de toutes les stars, de Madonna à Sofia Coppola, de Kate Moss aux rockers des Strokes.

Pour contacter les Maçons du coeur

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Suite aux nombreuses demandes à la suite de l’article concernant Extreme Makeover, les maçons du coeur, voici l’adresse où vous pouvez leur écrire.
 
Extreme Makeover Home Edition
Endemol Entretainment
9225 sunset bld # 1100
LOS ANGELES CA 90069
USA
 
ou allez voir les sites de l’émission (en anglais) : http://www.extrememakeoverhomeedition.org/ ou http://abc.go.com/primetime/xtremehome
 
 

Los Angeles – Downtown – Hollywood

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