Dinde de Thanksgiving par Babette de Rozières

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bonjour,

Désolé pour ce retard mais j’ai eu ces derniers jours des petits soucis de connexion, je n’ai donc pas pu vous préparer à feter Thankgiving. On avait parlé l’année derniere de la grace présidentielle de deux dindes par le Président des Etats-Unis, aujourd’hui nous allons évoquer le repas traditionnel des familles américaines à cette période: la dinde de Thanksgiving.

Et aujourd’hui c’est la recette de Babette de Rozières, vu dans l’émission C’à vous sur France 5 que je vous présente:

Recette de Babette de Rozières

  • Temps de cuisson : 1 heure 40 minutes
  • Ingrédients :
    pour six personnes

    • 1 dinde de 4 kg
    • 50 cl de sauce aux cranberry (canneberges)
    • 4 c. à s. de miel
    • 5 patates douces
    • 350 g de petits pois frais
    • 1 c. à s. de crème épaisse
    • 3 clous de girofle
    • 2 feuilles de laurier
    • 2 échalotes
    • 1 gousse d’ail
    • 1 c. à s. de fond de volaille
    • Sel et poivre

Préparation :

– Préchauffez le four à 180 °C.

– Dans un grand faitout, faites chauffer 2 litres d’eau. Ajoutez-y le fond de volaille, le laurier, les clous de girofle, les échalotes émincées et l’ail. Salez, poivrez et laissez cuire comme un bouillon environ 20 minutes.

– Au terme de la cuisson, plongez la dinde dans votre bouillon et pochez-la pendant 40 minutes.

– Une fois la dinde pochée, sortez-la du bouillon, égouttez-la bien et gardez le jus du bouillon.

– Placez la dinde dans un plat allant au four et enduisez-la de miel.

– Enfournez la dinde pendant 40 minutes.

– Pendant ce temps, préparez une purée de patates douces et des petits pois à la crème.

– Servez la dinde avec une sauce aux cranberry et accompagnez-la de la purée de patates douces et des petits pois à la crème.

Régalez vous bien !

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Une recette sympa pour Halloween : Les doigts de sorcières

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En ce jour d’Halloween, voici une recette bien sympa qui plaira à vos enfants, les doigts de sorcières. Régalez vous

Préparation : 40 mn
Cuisson : 25 mn

Ingrédients (4 personnes)

– une pâte feuilletée achetée en grande surface
– 6 saucisses de strasbourg
– des amandes entières émondées
– ketchup

Préparation

               1             Découper les saucisses de Strasbourg en 3 tronçons égaux.

               2             Dérouler la pâte feuilletée et y découper des rectangles de la longueur des tronçons de saucisses et d’une largeur équivalente au diamètre des saucisses.

               3             Enrouler chaque tronçon de saucisse dans la pâte feuilletée de manière à laisser dépasser un morceau de chair d’un côté, fermer un peu l’autre bout en pressant la pâte.

               4             Placer une demi-amande du côté fermé (c’est l’ongle du doigt), puis à l’aide d’un couteau, faire les pliures des deux phalanges pour plus de réalisme.

               5             Mettre à cuire au four 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Recommandations:

Laisser refroidir 10 minutes et présenter sur l’assiette avec des tâches de ketchup.

Pancakes à l’américaine

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Pancakes-1

 

Pour 6 personnes :

– 160g de farine

– 2 oeufs

– 2 cuillerées à soupe de sucre en poudre

– 1 sachet de levure pâtissière

– 1/4 cuillerée à café de sel pancakes

 

PREPARATION

** TEMPS DE PREPARATION : 25 mn **

– Monter les blancs d’oeufs en neige ferme.

– Dans un saladier, mélanger les jaunes d’oeufs et le lait, ajouter le sucre et continuer à travailler, ajouter la levure et le sel, ajouter petit à petit la farine tamisée, incorporer délicatement les blancs d’oeufs en neige.

– Faire préchauffer la poêle et verser une louche à pâte et laisser cuire jusqu’à l’apparition des bulles et retourner le pancake de l’autre côté pour continuer la cuisson.

– Servir le pancake accompagné du miel.

Ça s’est passé comme ça chez McDonald’s

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Deux tranches de pain et un steak ont permis à McDonald’s de s’imposer, en un demi-siècle, comme le leader mondial du fast-food. Des milliards de hamburgers vendus, une enseigne désormais installée dans 119 pays. Retour sur cette incroyable ascension.first_mcdonalds

CA SE PASSE EN 1937, EN CALIFORNIE. LES FRÈRES DICK ET MAC MCDONALD DÉCIDENT D’OUVRIR UN STAND DE HOT-DOG À ARCADIA.

Trois ans plus tard, ils déménagent à San Bernardino et renomment leur stand «restaurant McDonald’s». Le menu s’élargit alors à vingt-cinq produits, dont les fameux sandwichs au boeuf et au porc. Si le hamburger est né à Hambourg, en Allemagne, c’est aux Etats-Unis qu’il fait le succès des frères McDonald. Le restaurant devient le rendez-vous des jeunes. mcdonalds En 1948, après avoir constaté que 80 % de leurs revenus provenaient des hamburgers, Dick et Mac se spécialisent dans ce type de produit et inventent alors le «Speedee Service System», qui repose sur la rapidité du service et la production de masse. Le concept McDo est créé.

Cinq ans plus tard, ils décident de franchiser leur restaurant. En moins de trois ans, sept McDonald’s ouvrent leurs portes aux Etats-Unis. Cette réussite suscite bientôt l’intérêt.

Impressionné par la rapidité du service et le faible prix de ces petits pains, un certain Ray Kroc s’immisce en 1955 dans l’aventure. Il suggère aux frères McDonald de développer leur réseau de franchise.

Six ans plus tard, ce vendeur de machines à milkshake rachète l’entreprise, pour un montant de 2,5 millions de dollars. 20061213mcdonalds

UN BEL APPÉTIT

Pour M. Kroc, les succès commerciaux se succèdent. En 1974, McDo ouvre son 3 000e restaurant, à Woolwich, au sud-est de Londres. En France, il faudra attendre 1979 pour voir l’implantation de la première enseigne, à Strasbourg. La guerre froide révolue, l’entreprise s’installe aux quatre coins du monde et la carte s’enrichit de nouveaux hamburgers. Une belle réussite pour celui qui a souvent espéré un tel avenir : «Je voyais en pensées des restaurants McDo installés à tous les carrefours du pays.», confiait Ray Kroc.

Si l’entreprise McDo maîtrise le savoir-faire du hamburger, elle possède surtout l’art de la publicité. Pour renforcer son impact, la marque alimentaire s’associe rapidement à deux autres multinationales : Coca-Cola et Walt Disney. La tactique marketing s’est développée ces dernières années, par des accords de partenariat avec des entreprises ou des événements appréciés par une grande majorité de la population mondiale : les Jeux Olympiques, la Coupe du monde de football, le championnat de basket américain NBA…ap_mcdonalds_food_070806_ms

Résultat de ces campagnes publicitaires, la marque est la plus connue au monde après Coca-Cola.

LES ENFANTS AVANT TOUT

Autre facteur de cette réussite, aux Etats-Unis, McDo a su choisir sa cible : les enfants. Pour les séduire, le personnage du clown Ronald fut créé en 1963. Vingt ans plus tard, 96 % des petits Américains le reconnaissent, avant même le Père Noël. Pour l’accompagner, de nombreux autres personnages du «McDonald’s land» sont créés. L’entreprise continue donc de bâtir son image autour des jeunes générations. Ainsi, dans les années soixante-dix, McDonald’s s’implique dans diverses organisations caritatives liées à l’enfance.

La marque ouvre les Maisons Ronald McDonald, pour accueillir les familles d’enfants gravement malades. On en dénombre aujourd’hui huit en France. Mais le succès s’accompagne souvent d’une période de crise. L’entreprise n’y échappe pas.

Procès, concurrence, obésité et vache folle détournent les clients de l’enseigne. En 2002, c’est la première perte trimestrielle de l’histoire de l’entreprise.

Mais depuis, les McBacon, Chicken Nuggets, Happy Meal et autres saveurs du fastfood ont su retrouver leurs consommateurs. L’entreprise a renoué avec les profits et continue d’innover. EMIRATES ROYAL VISIT

En France, de nouveaux services sont développés : une radio 100 % McDonald’s, l’internet wi-fi gratuit dans de nombreux restaurants et le magazine « Ca se passe comme ça » font de chaque restaurant un lieu de vie à part entière.

L’entreprise ne s’arrête pas là. Elle a récemment annoncé l’ouverture en France de McCafés. Ces espaces de 15 m2, intégrés aux restaurants, mélangent à la fois le concept de café, de salon de thé et de boulangerie-pâtisserie.

Les premières ouvertures, à Lyon et à Paris, sont encourageantes. Ces restaurants enregistrent 5 % de leur chiffre d’affaires dans ces nouveaux espaces. Pour l’instant, ils ne sont qu’une dizaine, mais McDonald’s France devrait en ouvrir plus de 200 dans les 3 prochaines années.

Côté menu, là aussi, l’entreprise innove en présentant régulièrement des séries spéciales de burgers. Généralement associés à une région ou à un pays, ils séduisent les appétits. Des hamburgers «en série limitée», retirés de la carte trop rapidement au goût des fans de McDo.

Mc Donald’s est aujourd’hui le numero 1 du fast-food en France, véritable phénomène venu directement d’outre atlantique, les générations Mc Do comme la mienne ont grandi avec la marque, petit ou grand, qu’on aime ou pas, Mc Donald’s reste le resto convivial ou l’on trouve toujours de quoi grignoter… avec modération biensur !

Symbole de la culture populaire américaine, le Big Mac fête ses quarante ans

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WASHINGTON – Le Big Mac, le double sandwich icône de la culture populaire américaine mais aussi symbole de la malbouffe, a quarante ans.
 
Si les frères McDonald’s ont créé dans les années 40 en Californie le premier restaurant de la plus grande enseigne mondiale de fast-food, le double hamburger a été "inventé" par un des premiers franchisés de la marque en août 1967.

 
Jim Delligatti, 89 ans, qui tenait un restaurant à Uniontown en Pennsylvanie (est), a pour la première fois introduit l’empilement des deux steacks hachés entre trois pains au sésame et deux rondelles de cornichon au prix de 45 cents en 1967.
 
Vu le succès, un an plus tard, le Big Mac était intégré au menu national de la chaîne, a indiqué McDonald’s. Aujourd’hui un Big Mac coûte aux Etats-Unis 2,69 dollars en moyenne.
 
"Il y a quarante ans, je n’aurais jamais pensé que ma création allait faire partie de l’héritage culturel américain", a affirmé M. Delligatti qui, surpris par la fortune de son invention, a inauguré pour l’occasion un restaurant-musée du Big Mac à North Huntingdon, près de Pittsburgh en Pennsylvanie.
 
Qualifié par les responsables de McDonald’s, du "plus délicieux musée du monde", l’endroit arbore "la plus grande statue de Big Mac du monde" haute de plus de 4 mètres sur 3,50 mètres de large.
 
De nos jours, McDo, qui compte 30.000 enseignes dans le monde, vend plus de 550 millions de Big Mac chaque année sur le seul marché américain. Après les Américains, ce sont les Japonais qui sont le plus de friands de Big Mac.
 
Du fait de sa présence dans le monde entier (on trouve des Big Mac dans une centaine de pays), le prix du fameux sandwich est devenu un indice économique. Le magazine "the Economist" a en effet créé le Big Mac Index, qui compare le pouvoir d’achat d’une monnaie par rapport au dollar.
 
Le prix en dollars d’un Big Mac en Chine est de 1,45 dollar contre 4,01 dollars en Grande-Bretagne et 4,17 dollars dans la zone Euro, selon le magazine paru en juillet. C’est en Islande que le Big Mac est le plus cher, culminant à 7,61 dollars.

Coca-Cola – Le rêve américain dans une bouteille

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Le Coca-Cola est la boisson non alcoolisée la plus vendue dans le monde. Ses lettres blanches sur fond rouge sont le symbole de l’«American way of life».

 
TOUT COMMENCE AUX ETATS-UNIS
 
EN 1885. Le docteur John Styth Pemberton commercialise du vin de coca sous le nom de «traitement pour des désordres nerveux, des perturbations de la tuyauterie interne et de l’impuissance» dans sa pharmacie d’Atlanta.
 
Vendu comme un remède miracle, ce breuvage s’apparente au vin Mariani, inventé en Corse.
 
En 1885, la ville d’Atlanta décide de proscrire la consommation d’alcool.
 
Le docteur Pemberton met alors en vente, le 8 mai 1886, une boisson à base de sirop de cola dilué avec de l’eau gazeuse à la «soda fountain» de la pharmacie Jacob’s.
 
Le succès est immédiat, les premiers consommateurs sont conquis par cette nouvelle boisson couleur caramel. Le comptable du pharmacien, Franck M. Robinson, la baptise «Coca-Cola», nom fantaisiste associé à une calligraphie cursive unique aujourd’hui célèbre dans le monde entier.

 
En 1888, un certain Asa G. Candler, homme d’affaires, rachète tous les droits de la formule de la boisson pour seulement 2 300 dollars.
 
Il devient le seul détenteur de cette composition portant le nom mystérieux de «7X».
 
Candler fonde «The Coca-Cola Company» en 1892, lance une campagne de publicité agressive et crée la première bouteille Coca-Cola, «Contour».
 
Puis il lègue la firme à ses enfants, qui, n’étant pas intéressés, la cèdent pour 25 millions de dollars à un groupe d’hommes d’affaires dirigé par Ernest Wooddruff de la «Trust Company» de l’Etat de Géorgie.
 
L’«American way of life» débarque en 1933 au café-tabac de l’Europe, près de la Gare Saint-Lazare, à Paris.
 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Coca-Cola devient «fourniture de guerre».
 
Près de cinq milliards de bouteilles sont distribuées gratuitement aux soldats américains.
 
A leur retour, les GI’s introduisent la boisson dans la cellule familiale et font d’elle un symbole patriotique, comme le chewing-gum ou le base-ball.
 
UNE FORMULE SECRÈTE QUI FAIT RECETTE

 
A ses débuts, la boisson est vendue dans les pharmacies pour cinq cents le verre. Le docteur Pemberton n’écoule qu’une dizaine de verres par jour.
 
Pour attirer les clients, il distribue des bons pour une dégustation gratuite et investit près de 50 dollars dans la publicité. Mais à sa mort, il n’aura vendu que 3 200 verres.
 
Quelques années plus tard, Candler déclare : «A partir de maintenant, Coca-Cola se boira dans chaque Etat et territoire des Etats-Unis.» Sur les affiches, les images de l’homme et de la femme idéaux font rêver les futurs consommateurs.
 
Coca-Cola bouleverse les habitudes en introduisant la notion de «boire frais» dès 1950.
 
Les pin-up alimentent l’imagerie américaine, des stars comme Cary Grant ou Robert Montgomery vantent les mérites de la boisson numéro un.
 
Les distributeurs de Coca sont implantés sur les trottoirs et les stations-service et, en 1959, les cannettes en métal font leur apparition.

 
En 1985, Coca tente de modifier la formule de sa boisson fétiche en lançant le nouveau Coca-Cola, nommé «New Coke». C’est un échec commercial.
 
Les Américains ne suivent pas et comparent cet acte à un changement de la Constitution. La société se voit contrainte de relancer «le Coca-Cola Classic».
 
Depuis sa création, sa recette est autant gardée qu’un secret d’état. Seules trois personnes auraient accès à la liste des ingrédients.
 
Mais il ne s’agirait que d’une histoire de marketing car de nombreux chimistes auraient trouvé a formule «7X».
 
Sa saveur particulière et reconnaissable entre toutes proviendrait du mélange de sucre et d’essences d’orange, de citron et de vanille. L’eau ajoutée à ce concentré ferait varier le goût selon les pays.
 
L’IMPORTANCE DE LA PUBLICITÉ
 
Dès lors, est-il possible d’imaginer les rayons de supermarchés sans Coca-Cola ou les plages sans les parasols à l’effigie de la marque ?
 
La boisson est consommée dans près de 200 pays.
 
En France, un foyer sur deux en a dans ses placards. Le chiffre d’affaires de la compagnie a atteint plus de six milliards de dollars en 2006. Candler a rapidement compris que les manifestations sportives valorisaient l’image de la marque.
Elle devient en 1928 la boisson officielle des Jeux olympiques d’été à Amsterdam. D’ailleurs, le choix de la ville d’Atlanta n’est pas innocent pour l’organisation des Jeux de 1996.

 
Le logo est aujourd’hui partenaire de nombreux événements sportifs comme la Coupe du monde de football.
 
De nombreux slogans publicitaires se sont succédé au cours de ces dernières décennies.
 
Parmi eux, I’d like to buy the world a Coke, Coke is it ou Always Coca-Cola.
 
Personne ne peut oublier les représentations du célèbre Père Noël contemporain, le ruban rouge en 1970, ou encore l’ours polaire créé en 1997.
 
Coca-Cola, vendu à perte il y a plus d’un siècle, est devenu une institution, l’une des marques les plus célèbres au monde.

Un bon barbecue façon Amérique

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Le « barbecue », méthode de préparation de la viande qui consiste à la faire cuire très lentement sur des braises, a été adopté par les premiers colons européens en Amérique du Nord. Une fois cuite, la viande, alors bien tendre, est découpée en petits morceaux ou déchiquetée, arrosée d’une sauce qui varie selon les régions, et bien souvent présentée en sandwich sur un petit pain moelleux avec de la salade de chou cru. Comme pour beaucoup de procédés culinaires, le vrai barbecue fait l’objet de vives controverses chez les puristes, mais tous s’entendent pour en reconnaître la saveur et le caractère typiquement américain.
Ce plat délicieusement américain exige des heures de préparation, avec du matériel de cuisine et du combustible spécialisées, et l’intervention d’un chef de cuisine émérite qui a derrière lui des années de formation pour obtenir la saveur spécifique qui le caractérise. Tout le monde l’adore, présidents et gouverneurs des États-Unis, écrivains et ranchers, et avec eux une foule de particuliers. ; Les gens font des centaines de kilomètres pour aller s’en régaler. Mais c’est un plat américain que vous ne trouverez sans doute pas à Paris, à Londres, à Hong-Kong ou à Istanbul, ni dans aucun des « meilleurs restaurants » du monde entier. Non, pour cela, vous devez aller à Fayetteville dans l’Arkansas, à Wilson en Caroline du Nord ou à Waxahatchee au Texas. C’est … le « barbecue ». La méthode est à ce point singulière que les premiers Européens arrivés au Nouveau Monde en croyaient à peine leurs yeux.
La quasi totalité des cultures du monde qui font du feu font du barbecue, direz-vous. Et vous aurez presque raison. Parce que nous parlons ici d’un barbecue « spécial », d’un processus ésotérique de cuisson très lente de la viande sur de la braise, dont les origines remontent aux premiers temps du passé américain. A l’époque les autochtones appelaient ce gril de bois un « babracot », mot dont les conquérants espagnols ont fait « barbacoa ».
 
Ce long processus de cuisson – 12 à 16 heures n’ont rien d’inhabituel – attendrit les morceaux de viande les plus coriaces au point qu’ils tombent de l’os, tout en les imprégnant de la saveur et de l’arôme appétissant de la fumée de bois dur. Le résultat est un aliment si délicieusement accoutumant que quiconque y aura goûté comprend sans s’étonner qu’un habitant de Lexington (Caroline du Nord) d’âge avancé commande le même plat dans sa « barbecuterie » préférée tous les soirs, six jours par semaine (le restaurant est fermé le dimanche), toutes les semaines, depuis quinze ans. Les premiers colons européens n’ont pas été longs à adopter ce curieux procédé de préparation de la viande. Sous la présidence de George Washington, les « fêtes barbecue » étaient déjà des plus communes. Et le premier président des États-Unis n’a pas non plus été le dernier à apprécier et à donner ce genre de réception, façon idéalement américaine de renforcer les relations sociales et de faire de la politique simultanément : le président Lyndon Johnson était connu au milieu des années 60 pour ses barbecues texans, où étaient servis en portions égales nourriture et « affaires ». Et de nos jours encore, dans de vastes régions du Sud, du Midwest et de l’Ouest, le barbecue et la politique vont la main dans la main comme… la fumée et les braises. Le barbecue de George Washington au XVIIIe siècle était probablement du même genre que celui qui se pratique aujourd’hui le long des côtes du sud-est des Etats-Unis.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Beaucoup de puristes du barbecue affirment que cette méthode ancienne, et elle seule, est celle qui constitue le « vrai » barbecue. Mais pratiquement tous les amateurs de barbecue sont des puristes d’une sorte ou d’une autre qui, pour leur quasi-totalité, pensent que leur méthode de barbecue préférée est la meilleure. Le « pit master » (« maître de la fosse », titre officiel du cuisinier émérite qui s’occupe du barbecue) de la côte Est qui fait cuire son cochon entier dédaigne ceux qui font de l’épaule de porc dans l’ouest de la Caroline du Nord, qui à leur tour regardent de haut ceux qui font des côtes de porc au Tennessee, qui sont choqués par les gens du Kentucky qui font du mouton au barbecue, qui sont consternés par le boeuf fumé au barbecue du Texas. Remarque méprisante d’un gentleman de Caroline du Nord adepte de l’épaule de porc à propos du barbecue texan : «C’est peut-être très bon, mais ce n’est pas ce que nous appelons le vrai barbecue ». Mais bien sûr, sa succulente épaule de porc au barbecue est rejetée par un chef de barbecue de l’Est qui déclare : «Si vous n’avez pas un cochon entier, vous n’avez pas de barbecue ».
 
Il faut dire que les aficionados du barbecue peuvent s’affronter assez vivement sur pratiquement tous les points en rapport avec leur art. Après avoir décidé du type et de la coupe de viande à préparer, se pose la question de savoir quel bois il faut utiliser. Dans le Sud-Est, c’est souvent du hickory, mais certains ne jurent que par le chêne. Au Texas, c’est généralement le mesquite. Et quand vous en arrivez aux gens qui ne se servent pas de bois, mais de gaz de cuisine (dénommés « gaziers » par les « brûleurs de bûches »), Smokey Pitts, membre de la Société pour la préservation du barbecue traditionnel du Sud, déclare : «Et pourquoi pas cuire la viande au fourneau de la cuisine et en faire un petit rôti de porc ? Ca n’a absolument rien à voir avec ce que j’appelle du barbecue !»
 
Et puis il y a la question de savoir si la fosse de cuisson doit être ouverte ou recouverte pour retenir la fumée. Les partisans du barbecue à fosse fermée apprécient le goût fumé plus marqué qui résulte de leur méthode et invoquent fièrement « le rond de fumée » rougeâtre qui se forme dans la viande par réaction chimique des protéines à la fumée. Mais tout le monde ne pense pas que ce soit là une bonne chose. Selon l’expert en barbecue Bob Garner, la viande « barbequioutée » à la perfection est « délicatement aromatisée par la fumée, pas imprégnée comme si on l’avait sortie d’une maison en flammes ». Le barbecue fermé est généralement populaire dans la région cowboy du barbecue western, au Texas, au Kansas et au Missouri, alors que la fosse ouverte a ses adeptes dans le sud-est et parmi les traditionalistes.
Vient enfin la question de la sauce. La sauce pour barbecue en vente dans les supermarchés est généralement du type épais, épicé, à base de ketchup, et c’est effectivement ce type de sauce qui est apprécié au Kansas et dans d’autres régions du Midwest. Mais la plupart des sauces de la Caroline du Nord sont liquides et vinaigrées, épicées aux seuls piments rouges. La Caroline du Sud est renommée pour ses sauces à la moutarde. Et certains établissements inconditionnels du barbecue au boeuf texan ne servent pas de sauce avec leur « cue » fumé… et les serveurs ricanent lorsqu’un non-Texan commet naïvement l’erreur d’en demander.
 
Deux autres points caractérisent le barbecue à l’américaine. Le premier est qu’il s’agit d’une activité culinaire pratiquée presque exclusivement par les hommes. La chose est due en partie au fait que le barbecue traditionnel exige un travail physique pénible, salissant et fatigant. Il faut scier, fendre et transporter les bûches, étaler les braises à la pelle et surveiller les lourds morceaux de viande devant un feu ardent pendant des heures. Les experts y voient une autre raison, beaucoup plus simple : «Le barbecue est l’une de ces activités auxquelles les hommes aiment s’adonner pour passer toute la soirée à boire autour du feu », prétend Bob Garner.
 
Un autre fait intéressant sur le barbecue américain est que si la plupart des praticiens sont des hommes, il y a pratiquement parmi eux autant d’Américains d’origine africaine qu’européenne. Les esclaves africains faisaient sans doute des barbecues comme ceux de George Washington au XVIIIe siècle et leurs descendants ont apporté avec eux leurs traditions culinaires lors de leurs migrations vers l’ouest au XIXe, puis vers les États du nord et du nord-ouest. Les endroits tels que la Caroline du Nord et le Texas ont vu fleurir une tradition
euroaméricaine vivace du barbecue.
 
Ces dernières années, le barbecue est devenu compétitif. Des concurrents venus de tous les coins du pays s’affrontent dans le cadre de « concours de barbecue » qui jouissent d’une immense popularité à Kansas City ou à Owensboro (Kentucky) ou à Memphis (Tennessee). Ils arrivent avec leurs foyers à barbecue portatifs de haute technologie et leurs recettes secrètes de sauce pour barbecue, pour pratiquer leur art, nouer des relations, observer les grands spécialistes, participer à des compétitions récompensées par des prix et de prestigieuses distinctions…et pour parler de barbecue et s’en régaler.
 
Il peut être difficile de trouver de l’authentique barbecue à l’américaine hors des États-Unis, et il peut y avoir des controverses dans le pays sur ce qui constitue le vrai barbecue, mais que ce soit le cochon entier au délicat fumet de la Caroline du Nord, les côtes fumées engluées de sauce de la Géorgie, le mouton grillé imprégné d’aromates du Kentucky, les « bouts brûlés » (croustillantes extrémités du steak au barbecue) de Kansas City ou la pointe de boeuf fortement fumée du Texas, tout cela est typiquement américain et incontestablement délectable. Un enthousiaste du barbecue a bien résumé la chose en déclarant : «Le meilleur barbecue ? C’est celui qui est devant moi, là, maintenant !»

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