Une natte de cheveux du chef sioux Sitting Bull rendue à sa famille

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WASHINGTON – Un musée américain de Washington va rendre aux descendants du grand chef sioux Sitting Bull l’une de ses mèches de cheveux tressés et un pantalon, subtilisés à l’époque de son décès en 1890 par un docteur.

"Nous rendons ces objets aux arrière-petits enfants du chef Sitting Bull parce que nous avons découvert qu’ils n’avaient pas été acquis de façon appropriée", a expliqué Bill Billeck, directeur des services chargés de restitution d’objets du Musée d’Histoire naturelle de Washington.
 
Sitting Bull a été tué le 15 décembre 1890 lors d’un incident sur une réserve indienne du Dakota du Nord, deux semaines avant le fameux massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud) au cours duquel au moins 150 Indiens Lakota, sur le point de rendre leurs armes, ont été tués par l’armée américaine.
 
Son corps fut transporté dans un fort militaire où un docteur de l’armée prit possession d’une fine mèche de cheveux tressés de 40 cm de long ainsi que d’un caleçon long de laine, une sorte de pantalon traditionnel porté par les Indiens.
 
"Ce sont les seuls objets à notre connaissance que ce docteur a eus en sa possession. Il est très rare que nous restituions des restes ou des objets d’individus aussi connus que Sitting Bull", a ajouté M. Billeck.
 
Sitting Bull est notamment connu pour avoir défait le général Custer lors de la bataille de Little Bighorn en 1876 dans le Montana (nord-ouest).
 
Ernie LaPointe, en tant que représentant d’un de quatre arrière-petits fils connus de Sitting Bull, recevra ces reliques d’ici un mois après les délais d’éventuelle contestation passés.
 
"J’espère que cela va apporter du baume au coeur à notre lignée et aux descendants de Sitting Bull, ainsi qu’à la nation Lakota", a dit M. LaPointe dans un communiqué.

Danse !

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Des langues indiennes à sauver

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Un projet de loi visant à faire de l’anglais la seule langue officielle de l’Etat de l’Oklahoma inquiète les 37 tribus indiennes qui y vivent, relate The Grand Rapids Press, le principal quotidien du Michigan.

 
A l’heure où l’Oklahoma fête son centième anniversaire, un projet de loi faisant de l’anglais la langue officielle de l’Etat met en lumière des divisions qui persistent, plus d’un siècle après le transfert forcé des Indiens dans la région et les spoliations de terre dont ils ont été victimes.
 
La plupart des trente-sept tribus de l’Oklahoma reconnues par le gouvernement fédéral luttent pour sauver leurs langues et leur culture. Les adversaires du projet relèvent que le nom même Oklahoma est constitué de deux mots choctaws – okla et homma, qui signifient respectivement «rouge» et «homme».
 
«Si l’anglais devient la seule langue, comment va-t-on appeler l’Etat d’Oklahoma?, demande Terry Ragan, la directrice du programme linguistique de la nation choctaw. Logiquement, même les villes devraient être rebaptisées.»
 
Pour ses partisans, le projet vise à mettre fin au bilinguisme des documents administratifs, et à obliger les immigrés hispaniques à apprendre l’anglais et à s’assimiler. Vingt-huit Etats américains ont fait de l’anglais leur langue officielle et douze autres sont en train de prendre le même chemin, explique Rob Toonkel, de l’US English Inc. de Washington, qui milite pour faire de l’anglais la langue officielle des Etats-Unis. Un projet en ce sens a été déposé au Congrès.
 
Ce groupe d’intérêt ne remet pas en cause l’enseignement ou l’apprentissage des langues autochtones, mais souhaite que les documents administratifs soient rédigés dans une seule langue afin que celle-ci devienne un symbole d’unité pour les populations immigrées, explique M. Toonkel : «C’est une question d’assimilation. Nous devons faire en sorte que ces populations fassent partie du pays.»
 
Or le mot «assimilation» est lourd de sens pour les Indiens dont les ancêtres ont été chassés de leurs terres et jetés sur la piste des Larmes, au XIXe siècle. [En Des langues indiennes à sauver 1838, le gouvernement américain a forcé 15 000 Cherokees à émigrer vers l’ouest du pays. On estime que cette migration a tué quelque 4 000 d’entre eux.] «Pendant toute cette époque, les autorités ne songeaient qu’à l’assimilation», explique Kirke Kickingbird, un avocat d’Oklahoma City, membre de la tribu kiowa, pour qui l’anglais a été imposé aux indiens pour éradiquer les cultures tribales.
 
Pour Chad Smith, le chef de la nation cherokee (la plus grande tribu des Etats-Unis avec 250 000membres), ne pas prendre en compte les différences culturelles, «c’est dire à tous ceux qui vivent hors de l’Oklahoma que nous sommes intolérants, vulgaires, et que nous voulons nous isoler du reste du monde. C’est aussi dire à nos tribus que s’il y a une langue officielle, les leurs sont secondaires.»
 
L’Intertribal Wordpath Society, une association à but non lucratif, estime que seulement 9000 personnes parlent couramment le cherokee, et 4000 autres le choctaw. «Nous n’avons absolument rien contre l’anglais. C’est très bien que les gens parlent anglais», affirme Alice Anderton, une ancienne enseignante et chercheuse à l’université d’Oklahoma, qui dirige aujourd’hui l’Intertribal Wordpath Society. «Mais c’est très bien si les gens parlent l’anglais en plus des langues de leurs ancêtres», conclut-elle.
 
The Grand Rapids Press (extraits), Michigan

L’attrapeur de rêves

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Dans la culture amérindienne, un attrapeur de rêves (Dreamcatcher en anglais) est un objet artisanal objiway appelé asubakatchin composé d’un anneau, généralement en saule, et d’un filet lâche. Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque attrapeur de rêves.
 
Selon une croyance populaire, l’attrapeur de rêve est censé empêcher les mauvais rêves d’envahir le sommeil de son détenteur.Image hébérgée par hiboox.com
 
Le capteur de rêves conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises aux premières lueurs du jour.
 
Il existe des contes en langue sioux recontant l’histoire de INKTOMI, l’araignée à l’origine de l’attrapeur de rêves, qui n’est pourtant pas originaire de cette culture (il n’existe même pas de mot dans cette langue pour cet objet).
 
On retrouve désormais l’attrapeur de rêves dans l’artisanat de la plupart des cultures nord-amérindiennes.
 
Selon la culture huronne, les humains font tous partis du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre.
 
Le rêve est le véhicule qui permet l’échange entre l’Homme et le Grand Esprit.
 
Toujours selon cette culture, le rêve est l’expression des besoins de l’âme. Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l’âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer. Il assure l’équilibre.
 
Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l’âme.
 
Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l’on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l’origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves. Il s’agit d’un petit cerceau fait d’une branche d’arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d’une toile d’araignée comportant un trou au centre.
 
Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour.
 
Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau. Les plumes représentent L’amour, la douceur et la bonté.
 
On peut aussi insérer sur le filet du capteur, des petits objets précieux, comme une petite pierre de couleur ou tout autre objet qui pour nous est précieux.
 
Le capteur aide l’enfant à mieux cerner ses idées et permet à l’adulte de vérifier les peurs de l’enfant. Le petit apprend ainsi à faire le tri dans les pensées qu’il veut garder et celles dont il veut se départir.

Les Indiens d’Amérique et le cheval

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Pour pousser le sujet du cheval encore plus loin et découvrir de nombreuses choses sur le cheval en Amérique ou tout simplement la passion pour l’équitation western, je vous invite tout d’abord a aller visiter le blog d’une pure passionnée qui a toujours été parmi les plus fidèles d’USA-Passion, celui de Céline la Cow-girl:
 
 
De plus je vous invite aussi a lire cet ouvrage déniché sur un site spécialisé sur l’équitation et le monde du cheval : "Les Indiens d’Amérique et le cheval" de Maria Franchini.

Image hébérgée par hiboox.com

 
Apache, Comanche, Pieds-Noirs ou Navajo, difficile d’imaginer un Indien d’Amérique sans son cheval. Un couple mythique en phase avec la nature, fascinant par la perfection et la magie de sa beauté.

L’apparition du cheval dans la vie amérindienne remonte à l’époque des conquistadores. C’est alors une véritable révélation, quasi divine, une révolution des mœurs et des cultes. Et pourtant, que savions-nous jusqu’à ce jour de leur relation avec le cheval ? Leurs techniques équestres, leurs modes d’élevage, les particularités du cayuse, cet étonnant cheval aujourd’hui disparu, la chasse au bison, la guerre, les cérémonies, les mythes, jusqu’à la littérature, sont restés des sujets bien peu explorés.

Maria Franchini nous offre un ouvrage de référence exceptionnel, fruit d’un remarquable travail d’investigation. À travers les nombreux documents qu’elle a réunis et grâce aux témoignages de quelques héritiers de cette magnifique tradition équestre, détenteurs aujourd’hui encore du « pouvoir des chevaux », elle nous invite à découvrir un univers où tout s’articule autour du cheval. À nous d’en tirer quelques leçons de sagesse, d’en partager la ferveur poétique, de nous laisser entraîner, au rythme du pas des chevaux, au plus profond de l’âme indienne.

Si vous avez un blog ou un site ou même des ouvrages traitant du sujet, n’hésitez pas à mes les communiqués pour les diffuser sur mon blog.

Bises a tous !!

Ptit Tigrou

Le teepee, l’habitation indienne

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Il est un objet de la vie amérindienne que tout le monde connaît tant il est devenu le symbole indien dans de multiples récits ou films. Je veux parler de l’habitat le plus célèbre : le tipi ou teepee

Image hébérgée par hiboox.com

 
Le teepee a travers l’histoire c’est beaucoup imprégné de l’atmosphère légendaire du grand Ouest américain. Lieu de cérémonies, de conseils guerrier, lieu de rencontre ou simple maison, le teepee est à lui seul un monument que l’on ne peut ignorer en parlant Etats-Unis.
 
Mais que connaît-on vraiment sur lui ?
 
Tout d’abord le mot teepee se compose de 2 syllabes, tee ou ti signifie se prélasser ou vivre, et pee ou pi signifie servir à ou utiliser pour. Sa vertu principale est donc la vie à l’intérieur et porte admirablement bien son nom.
 
Le tipi permet réellement de comprendre la vie que pouvait avoir les différentes tribus, sa forme ronde symbolise l’harmonie, l’entrée toujours tournée vers l’Est, face au soleil levant.
 
Il n’est pas rare d’en retrouver aujourd’hui dans les régions de l’Ouest américain, retrouvant leur place d’honneur dans le folklore de l’Ouest. Le teepee est une habitation plus que confortable. Spacieux, frais en été et chaud en hiver, il est un habitat polyvalent et résistant aux variations climatiques en toute saison.
 
D’un point de vu de sa construction, c’est une autre histoire. Elle est relativement complexe et à certainement nécessité à l’époque, une étude approfondie des différentes tribus dans l’assemblage tant les techniques d’agencements et de ventilations étaient élaborées. Vue que je ne suis pas indien est que je ne suis pas spécialiste dans la construction de tipi, je ne saurais vous en dire plus.

Image hébérgée par hiboox.com

 
A l’intérieur on trouve de multiples décorations dont des peintures ayant chacune une signification. La partie inférieure du teepee représente la terre, la partie centrale quant à elle, illustre tout ce qui est lié à la vie humaine mettant en valeur des évènements importants. La partie supérieure, exprime le ciel, la vie spirituelle et les esprits.
 
Il y a aussi une symbolique aux formes dessinées. Les cercles représentent l’union, les zigzags l’orage et la foudre, les lignes et les traits sont liés à la médecine et l’ont trouve aussi des animaux qui représentent … des animaux, hihi !!!
 
La sélection des couleurs est tout aussi symbolique et leur signification divergent en fonction des tribus. Le bleu, le rouge et le jaune peuvent signifier qu’il y a des objets sacrés dans le tipi. Le noir exprime la nuit, le bleu le Nord, le rouge l’aube du soleil levant et le jaune le crépuscule.
 
Enfin l’intérieur du tipi peut aussi être peint de bandes décoratives, de fresques évoquant des conquêtes ou d’autres évènements personnels.
 
Plus qu’une habitation le teepee, reste et restera un lieu symbolique, poétique et loin de l’urbanisme moderne comme une invitation à l’amour de la nature.

L’année indienne

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Depuis toujours les indiens ont des manières bien a eux de diviser l’année par période en se servant de la lune. Voici un exemple des Lakotas rapporté du festival de ce week-end :
 

Image hébérgée par hiboox.com

Janvier : Lune du gel dans la tente
Février : Lune des veaux rouges
Mars : Lune pendant laquelle la lune fond
Avril : Lune des jeunes bisons
Mai : Lune du tonnerre grondant
Juin : Lune de l’abondance
Juillet : Lune des cerises rouges
Août : Lune des cerises noires
Septembre : Lune des prières écarlates
Octobre : Lune du soleil froid
Novembre : Lune des feuilles qui tombent
Décembre : Lune des arbres qui craquent
 
Mais ce calendrier peut varier et l’appellation aussi en fonction des tribus, voici un autre exemple :
 
Janvier : Lune dure
Février : Lune où les arbres craquent
Mars : Lune où les yeux font mal
Avril : Lune où les os craquent
Mai : Lune des feuilles vertes
Juin : Lune où les graines de navet germe
Juillet : Lune où les cerises sauvages sont noires
Août : Lune où l’on cueille
Septembre : Lune où les feuilles brunissent
Octobre : Lune où le vent secoue les feuilles
Novembre : Lune où le cerf est en rut ou Lune des veaux sans poils
Décembre : Lune où le cerf perd ses bois ou Lune du gel dans le tipi
 

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